La préfecture des Bouches-du-Rhône renforce pendant la période des fêtes la lutte contre le protoxyde d’azote. Le 12 décembre, elle a pris un arrêté, qui court jusqu’au 12 janvier, interdisant la détention, le transport et la consommation de ce « gaz hilarant » à des fins récréatives, sous quelque forme que ce soit (cartouches, ballons, bouteilles ou tout autre contenant), et ce sur l’ensemble des voies et espaces publics du département.
L’arrêté interdit également de vendre ou d’offrir à un mineur du protoxyde d’azote. La vente ou l’offre de protoxyde d’azote, y compris aux personnes majeures, dans des débits de boissons et les débits de tabac sont aussi prohibées. Face à ce fléau qui touche principalement les jeunes, la Ville a de même pris il y a plus d’un an un arrêté interdisant la vente de protoxyde d’azote à des mineurs dans les commerces et lieux publics, et sa consommation sur la voie publique.
Si les effets euphorisants de cette drogue sont incontestables, les risques de séquelles le sont tout autant. « En cas de consommations répétées, à intervalles rapprochés ou à fortes doses, les personnes s’exposent à des complications sévères, parfois irréversibles », alerte la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca).