Lundi 22 décembre, l’usine Alstom du Petit-Quevilly, près de Rouen, a ouvert les portes de son site, où travaillent 200 salariés. L’usine fabrique un composant clé permettant de faire avancer les trains TGV ou régionaux, en France et dans le monde entier : le transformateur de traction.

Des transformateurs de traction, l’usine Alstom du Petit-Quevilly en produit toujours plus chaque année. « L’an dernier, on a fabriqué très exactement 246 transformateurs », explique Fabrice Rebouys, le directeur du site.« On devrait en fabriquer un peu plus cette année et dépasser les 300 l’année prochaine. »

Le transformateur, c’est l’une des pièces maîtresses dans la construction des trains : il permet, comme son nom l’indique, « de transformer l’énergie des caténaires (les câbles électriques au-dessus des trains), chargés à 25.000 V, en 1.000 V alternatifs », indique-t-il. C’est cette énergie qui permet d’alimenter notamment les bougies moteur qui font avancer le train, ou même de faire fonctionner la climatisation à bord.

Le seul site Alstom au monde à les fabriquer

Ces composants qui pèsent entre trois et treize tonnes, l’usine du Petit-Quevilly est le seul site Alstom au monde à les concevoir, précise le directeur : « Ce qui signifie que deux transformateurs sur trois de par le monde auront été fabriqués à l’interne. »

Laurie Morin travaille sur le site depuis deux ans. Elle s’applique à la fabrication d’une grande bobine de cuivre. « C’est le cœur du transformateur, estime-t-elle. C’est le cœur du train, en fait, parce que ça génère la puissance du train, tout simplement. »

illustration agrandir l'image La bobine de cuivre est comme le « cœur » du transformateur. Il y en a entre deux et quatre par train. © Radio France – Sarah-Yasmine Ziani

Une fois toutes les étapes de l’assemblage terminées, les transformateurs arrivent dans une plateforme d’essais pendant 15 jours à trois semaines, indique Fabrice Rebouys : « Typiquement, on fait des rapports de transformation, mais aussi un essai de choc de foudre, pour être sûrs qu’ils résistent même à ça. »  Et qu’ils résistent au temps aussi, les transformateurs Alstom ayant une durée de vie de 30 à 40 ans.

illustration agrandir l'image Fabrice Rebouys, le directeur du site du Petit-Quevilly, présente la plateforme d’essai. © Radio France – Sarah-Yasmine Ziani