Séance de yoga à Ploemel (Morbihan), le 22 avril 2021. Séance de yoga à Ploemel (Morbihan), le 22 avril 2021. EMMANUEL BERTHIER/HEMIS

Au printemps 2024, quand Marie Ancenay, 41 ans, a débarqué dans une maison de la Drôme pour une retraite de trois jours axée sur le yoga, elle était, selon ses mots, « en apnée ». Elle avait réservé ce séjour par une agence spécialisée – environ 700 euros, hors transport – dans l’espoir de se ressourcer.

« Je venais de quitter mon poste de cadre chez Danone suite à un plan social. J’étais épuisée. Avec deux enfants, on est vite dans un tunnel », explique-t-elle. Le yoga ? Elle n’en avait fait que quelques cours, en dilettante. « Je suis plutôt rationnelle. J’ai surtout été attirée par le concept de ce séjour, qui me permettait de partir seule, pas trop loin et pas trop longtemps. » Pendant trois jours, elle y a fait du yoga, de la poterie, de la danse. Elle a mangé des plats végétariens. Discuté avec la douzaine de participantes. « Beaucoup étaient, comme moi, à un moment de transition, dans leur vie personnelle ou professionnelle », poursuit Marie Ancenay. Elle en est sortie convaincue : « J’ai eu l’impression de trouver un nouveau souffle. »

Femme, cadre, soumise à un stress important tout au long de l’année : la voilà pile dans la cible de ces nouveaux séjours courts axés sur le yoga, le pilates ou la danse, qui ont émergé depuis cinq ans. Des formules qui s’appuient sur des tendances de fond : la charge mentale des femmes, le besoin de ralentir, de se couper des écrans. Mais aussi la part croissante de célibataires dans la société.

Il vous reste 81.95% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.