Voici les gains fous de Mathieu van der Poel depuis le début de la saison de cyclo-cross
Ce scénario, fruit d’une discussion entre collègues un midi à la cantine, est fictif. Mais il pourrait fort bien devenir réel. C’est que le cyclo-cross, comme six autres sports, a fait acte de candidature pour devenir olympique en 2030. Initialement, le Comité international olympique devait trancher au cours des JO d’hiver 2026 en février prochain. Finalement, il prendra sa décision en juin. Comment faut-il interpréter ce report ? « Le CIO veut juste se donner le temps de bien analyser tous les dossiers », nous explique Olav Spahl, qui sera le chef de la délégation belge lors des JO organisés conjointement par Milan et Cortina D’Ampezzo. Parmi les autres candidats, il y a, notamment, le Freeride (ski et snowboard), l’Escalade sur glace, le Trail, le Cross-country, le Ski-alpinisme (ski de randonnée) et le Hockey 3×3. Les instances dirigeantes n’ont pas encore arrêté le nombre de disciplines qu’elles ajouteront au programme actuel.
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En Belgique, on pousse, évidemment, pour que le cyclo-cross en fasse partie. Que ce soit Flanders Classics et Golazo, les organisateurs des cross, ou le COIB, qui y voit « de réelles chances de médailles « , comme le glisse Spahl.
Le cyclo-cross a des atouts indéniables à faire valoir. Il est très spectaculaire, le parcours est dessiné en circuit. Et à l’inverse du cyclisme sur route, une épreuve ne dure pas longtemps : toujours aux alentours d’une heure. Ce format a tout pour séduire les chaînes de télévision.
Les points faibles
Mais le cyclo-cross présente aussi des désavantages par rapport à d’autres disciplines. « En principe, le CIO valorise les sports planétaires. Or le cyclo-cross n’est pratiqué au plus haut niveau que dans quelques pays, reconnaît le leader du Team Belgium aux JO 2026. Mais bon, on sait que pour l’une ou l’autre raison, il y a des exceptions au moment de l’attribution des places. » En 2028 à Los Angeles, l’exception sera même la norme, puisque, parmi les cinq élus, seul le squash est pratiqué aux quatre coins de la planète. « On ne peut, en effet, pas en dire autant du cricket, du softball et encore moins du flag football et de lacrosse », sourit Spahl. Ces sports sont, surtout, populaires en Amérique du Sud, en Inde et en Amérique du Nord. Reste que ces disciplines sont en pleine expansion. Le flag football connaît, en effet, une croissance importante en Europe, dans des pays comme l’Autriche, la Suède, l’Italie et la France.
Autre élément qui pourrait avoir son importance dans la candidature du cyclo-cross : sa pratique ne requiert ni neige ni glace. Or ces deux éléments contribuent à l’essence même d’un sport d’hiver…