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Dans la nuit du réveillon du Nouvel An, un refus d’obtempérer à Pau a grièvement blessé un policier. Projeté sur le pare-brise d’un véhicule, l’agent souffre de deux vertèbres fracturées. Les autorités condamnent fermement cette nouvelle atteinte grave à la sécurité des agents.

Un nouveau refus d’obtempérer a failli virer au drame dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier à Pau. Vers 2 heures du matin, un conducteur de 20 ans a forcé un contrôle routier effectué par des agents de Police Secours sur l’avenue de Saragosse, avant de prendre la fuite en multipliant les manœuvres dangereuses, selon des informations confirmées par le parquet et relayées par Sud-Ouest.

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Le véhicule a été localisé plus tard route de Bordeaux, avenue Jean-Mermoz. D’après les premiers éléments de l’enquête, le conducteur aurait d’abord marqué l’arrêt, avant de redémarrer brusquement en direction des policiers à pied. L’un d’eux a été volontairement percuté. Le jeune gardien de la paix a été projeté par-dessus le pare-brise du véhicule.

Grièvement blessé, le policier a été pris en charge par les secours et transporté à l’hôpital. Il souffre de deux vertèbres fracturées ainsi que d’une blessure au genou. Ses jours ne sont toutefois pas en danger. L’auteur présumé des faits a été interpellé peu après et placé en garde à vue.

« Des faits inadmissibles qui se banalisent »

Les réactions syndicales n’ont pas tardé. Le secrétaire départemental d’Alliance a dénoncé « des faits inadmissibles qui se banalisent », appelant à une peine de prison ferme et apportant son soutien à l’agent blessé et à sa famille. L’Unsa Police 64 a, de son côté, condamné « avec la plus grande fermeté ces comportements inconscients mettant en danger la vie des policiers », réclamant des renforts d’effectifs, notamment de nuit, et « une réponse pénale ferme afin de dissuader ces attitudes criminelles ». Unité 64 a également évoqué des faits « d’une extrême violence » qui auraient pu avoir des conséquences « encore plus dramatiques ».

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Dans un communiqué, le préfet des Pyrénées-Atlantiques a lui aussi « condamné avec la plus grande fermeté » ce refus d’obtempérer. Il a adressé son soutien au policier blessé et salué « l’engagement quotidien, le courage et le professionnalisme des forces de l’ordre », soulignant qu’ils assurent la sécurité de la population « souvent dans des conditions difficiles et au péril de leur intégrité ».