La grippe fait actuellement rage dans l’archipel guadeloupéen. Les symptômes varient d’un individu à l’autre, mais beaucoup de ceux qui l’ont eue racontent avoir été KO durant plusieurs jours ; pour d’autres les conséquences peuvent être plus graves.

Le territoire est passé en phase pré-épidémique le 12 décembre dernier et les autorités sanitaires évoquent une forte probabilité d’une évolution vers la phase épidémique dans les prochains jours.

En effet, les indicateurs vont crescendo. Depuis le 17 décembre, le nombre de cas régulés et de passages aux urgences augmente. Depuis le 21 décembre, le nombre de patients hospitalisés en médecine chirurgie obstétrique suit la même courbe, de même que le nombre d’admissions en réanimation.

Une organisation spécifique des services hospitaliers

Dans ce contexte, ce mercredi 31 décembre 2025, la direction du Centre hospitalier universitaire de la Guadeloupe (CHUG) a décidé de déclencher son Plan de mobilisation interne (PMI), à savoir le niveau 1 du Plan de gestion des tensions hospitalières et des situations exceptionnelles (PGTHSE*).

Dans ce cadre, les acteurs du CHUG sont amenés à renforcer la surveillance des entrées et sorties, doivent libérer le maximum de lits, tandis que des lits supplémentaires doivent être dûment armés, notamment avec les équipements nécessaires à la réanimation. Dès la suspicion d’un syndrome grippal, un traitement adéquat doit être administré.

« Selon l’évolution de la situation, l’activation d’une cellule de crise pourra être envisagée, avec une fréquence minimale d’une réunion par semaine. »

Sandrine Cotton, directrice générale par intérim du CHUG

*Le PGTHSE, élaboré sous la responsabilité du directeur de l’établissement, comprend deux niveaux : niveau 1 « Plan de mobilisation interne » et niveau 2 « Plan blanc ».

Soyez prudents pendant les fêtes et, dès l’apparition de symptômes, consulter un médecin, protégez-vous, ainsi que vos proches.