Le doublé de Jul au Vélodrome
Personne n’a pu passer à côté du doublé de Jul à l’Orange Vélodrome, les 23 et 24 mai derniers. L’enfant de Marseille a rassemblé près de 150 000 spectateurs sur deux jours et détient désormais le record de fréquentation pour un concert dans le stade : soit 73 158 spectateurs, contre 59 400 en 2022 pour Indochine. Il ne lui a suffi que de quelques minutes pour remplir ces deux concerts et créer l’hystérie dans tout Marseille pour trouver des places. Un scénario qui s’est à nouveau produit le 5 novembre dernier à l’ouverture des préventes de ces deux prochains shows avec plus d’1,5 million de connexions. Dopé par son doublé en 2025, Jul réitère, en effet, en 2026 avec deux concerts à l’Orange Vélodrome les 29 et 30 mai. De ses performances au stade, on retiendra ses entrées sur scène « trompeuses » et spectaculaires, sa scénographie centrale, ses invités de marque (SDM, PLK, Gims), la présence de danseurs, musiciens, motards mais aussi flammèches, confettis, feu d’artifice, sa setlist tubesque pour s’ambiancer pendant 2h30… et une foule chantant, dansant et exultant. Ces deux soirs-là, ce n’est pas seulement le stade qui a « fissuré » mais la ville entière qui a vibré, volontairement ou pas, aux sons de Jul.
Bruce Springsteen, résolument « The Boss » au stade en mai dernier. / Photo Philippe LaurensonLa revanche du Boss
Le 31 mai 2025, Bruce Springsteen a pris sa revanche à l’Orange Vélodrome. Car un an plus tôt, quasi jour pour jour, il avait dû annuler son concert à la dernière minute (c’est-à-dire à l’ouverture des portes) en raison d’une extinction de voix, laissant plus de 50 000 fans dans la sidération, l’abattement et la tristesse. Le Boss avait attrapé froid, quelques jours plus tôt, après avoir donné un show à Sunderland, dans le nord de l’Angleterre, sous une pluie battante. Il était donc attendu de pied ferme à Marseille cette année où le Vel affichait une nouvelle fois complet. Et à 75 ans, Bruce Springsteen, accompagné de son E Street Band, a tenu ses promesses. Trois heures de show devant 61 613 spectateurs, énergie, morceaux de bravoure dont Born in the USA, prises de position anti-trump… « Le concert de (votre) vie ».
David Guetta, le DJ superstar, un soir de Fête de la musique, dans l’antre olympien. / Photo Franck PennantDavid Guetta transforme le stade en club
Ce samedi 21 juin 2025, qui de mieux que l’artiste français le plus écouté dans le monde en 2024 pour fêter la musique ? Dans le décor de son Monolith Tour, David Guetta, la superstar des DJs, a transformé l’antre olympien en boîte de nuit géante au son de ses tubes planétaires : Titanium, Love Don’t Let Me Go, Love is Gone, When Love Takes Over, Sexy Bitch… Et, à la surprise générale, les Américains de Black Eyed Peas ont même fait leur entrée dans le stade pour interpréter l’inoubliable I Gotta Feeling. De quoi mettre en transe les 65 000 spectateurs/clubbers.
IAM, 40 ans d’histoire du hip-hop français, pour la première fois au Vélodrome. / Photo Gilles BaderIAM et Alonzo, leur première fois
2025 restera, pour plusieurs rappeurs marseillais, leur première fois au Vélodrome. En tout cas sous leur nom, en dehors de leurs apparitions aux côtés de Jul ou de Soprano. C’est le cas du groupe IAM que beaucoup attendaient dans cet exercice, notamment depuis le premier stade de Soprano en 2017. L’idée a germé dans les têtes des patrons du rap français qui, ce 28 juin, ont déroulé 40 ans d’Histoire du hip-hop. Ce fut aussi une grande fête partagée avec Arsenik, Stomy du Ministère A.M.E.R., Cut Killer, L’Algerino, Le Rat Luciano, Faf Larage, Bouga, le chanteur Khaled ou le footballeur Djibril Cissé. Le 19 juillet, c’était au tour d’Alonzo de livrer bataille au cœur du chaudron. Ceux qui étaient présents se souviendront certainement de son entrée dans le Vélodrome à dos de cheval. S’il chantait dans Highlander, « Je ferai pas l’album de trop », Alonzo nous confirmait ne pas vouloir mettre fin à sa carrière. Preuve en est : il remontera en selle le 6 juin 2026 pour son deuxième stade.
Kavinsky acclamé lors de la clôture du Delta Festival le 31 août sur les plages du Prado. / Photo Denis ThaustKavinsky en clôture du Delta
Il a fallu d’une chanson Nightcall pour changer la vie de Kavinsky. En 2011, son utilisation dans le film phénomène Drive de Nicolas Winding Refn, avec Ryan Gosling, en a fait un tube à la puissance hypnotique et a propulsé le Français sur les scènes internationales. Après la sortie de deux albums, le Français s’était fait plus discret jusqu’à ce que la cérémonie de clôture des JO de Paris 2024 le place à nouveau sous les feux des projecteurs du monde entier. Interprétée par la chanteuse Angèle et le groupe Phoenix, Nightcall devient alors la chanson la plus « shazamée » de l’histoire en 24 heures ! Accompagné de cette aura, Kavinsky a clôturé avec envoûtement le Delta Festival sur les plages du Prado. Un des grands moments de cette 11e édition.
400 enfants « manifêtent » en ouverture du Festival de Marseille sur La Canebière. / Photo Gilles BaderManifête donne la parole aux enfants sur La Canebière
En ouverture du Festival de Marseille, le 12 juin, la chorégraphe Marina Gomes rassemblait 400 enfants de 17 classes de primaires et collèges marseillais sur La Canebière. Ils ont défilé lors d’une manifestation joyeuse et colorée, revendiquant leurs droits, la paix dans le monde, l’antiracisme, l’écologie… Des slogans que les enfants ont eux-mêmes imaginés lors d’ateliers d’écriture. L’occasion d’ouvrir au débat, d’échanger ses idées dans la non-violence, et de lancer, de manière citoyenne et festive, le festival de danse.
À l’occasion de l’entrée au Panthéon de Robert Badinter, le Mucem expose une guillotine conservée dans ses collections. Elle est toujours visible dans l’exposition « Populaire ? ». / Photo Nicolas VallauriUne guillotine exposée au Mucem
Exposée pour la première fois sous un voile au musée d’Orsay en 2010, puis à l’ouverture du Mucem en 2013 et à la fin des années 2010 aux Baumettes, une guillotine fabriquée en 1872 a fait son retour au musée national. On peut la voir dans l’exposition Populaire ? où ses dimensions imposent émotion et réflexion : 4,50 m pour 800 kg, une lame imposante surplombant une bascule pour la première fois tournée vers le visiteur qui marche donc dans les pas d’un condamné. Elle a été installée là pour symboliser la fin de la peine de mort et rendre hommage au combat mené en 1981 par l’ancien garde des Sceaux, Robert Badinter, intronisé au Panthéon en octobre dernier.
Le réalisateur Olivier Marchal fait un carton sur Netflix avec sa série « Pax Massilia ». / Photo Nicolas VallauriPax Massilia, la série à succès de Netflix
Entièrement tournée à Marseille, la série policière Pax Massilia, signée Olivier Marchal, l’ancien officier de police devenu cinéaste et maître du polar français, est un véritable succès sur Netflix. La saison 1 s’était classée numéro 1 en France et au Luxembourg, et avait intégré le Top 10 dans 70 pays. La saison 2, sortie en décembre, est en passe de suivre le même chemin. Dès sa parution, elle s’est hissée à la 6e place des séries non-anglophones les plus regardées dans le monde sur Netflix, et est déjà en tête en France. L’audience est telle qu’une saison 3 est en préparation.
« 65 rue d’Aubagne » de Mathilde Aurier transpose le drame de l’effondrement de deux immeubles marseillais au théâtre. / Photo Clément Vial »65 rue d’Aubagne », le drame transposé au théâtre
Comment parler au théâtre du 65 rue d’Aubagne, cet immeuble vétuste du centre-ville dont l’effondrement causa la mort de huit de ses habitants le 5 novembre 2018, sans sombrer dans le pathos, ni se perdre dans l’immensité et la gravité du sujet ? L’autrice et metteuse en scène Mathilde Aurier, 29 ans, et la Jeune troupe de La Criée, ont réussi ce périlleux exercice. La pièce créée au théâtre de l’Œuvre, 7 ans après le drame, et au lendemain de la triste date anniversaire, est à la fois un manifeste contre le mal-logement mais aussi un objet de théâtre poignant, qui mêle la fiction et le réel. Elle est reprise du 14 au 18 janvier 2026 à La Criée, théâtre national de Marseille producteur du spectacle.
« Alberto Giacometti, sculpter le vide » a été la première exposition entièrement dédiée au célèbre sculpteur à Marseille. / Photo Franck PennantAlberto Giacometti à l’honneur au musée Cantini
De début juin à fin septembre 2025, Alberto Giacometti, sculpter le vide a été la première exposition entièrement dédiée au célèbre sculpteur à Marseille. Réalisée en partenariat avec la Fondation Giacometti à Paris, elle proposait un parcours chronologique des œuvres du sculpteur suisse, né en 1901 près de la frontière italienne. Elle rassemblait des inédits et des pièces très attendues, dont les silhouettes en bronze longilignes placées sur un grand podium, dominé par la Grande Femme I, de plus de 2,70 mètres de haut, réalisée en 1960. Cette exposition fut un succès en attirant 43 983 visiteurs, offrant au musée Cantini son meilleur niveau de fréquentation sur l’année (avec 68 000 visiteurs) depuis 2017.