Le rugby français s’apprête à vivre une année riche en défis. Le Tournoi des 6 Nations s’annonce indécis avec une France imprévisible et une Angleterre revigorée. Dans notre championnat domestique, plusieurs garçons à l’image de Fabien Brau-Boirie ou Posolo Tuilagi seront attendus. Voici tous les hommes et femmes qui feront l’année 2026. 

Une nouvelle année rugbystique s’ouvre avec son lot de promesses et de résolutions. Mais aussi et surtout de questions. Il s’en pose, déjà, au sujet du Tournoi. Que peut bien nous réserver l’édition 2026, plus que jamais indécise entre l’imprévisible France, tenante en titre, l’Angleterre qui a redoré son blason, l’Irlande qui lutte pour rester au sommet et la surprenante Italie, à qui Rassie Erasmus en personne promet un podium ?

Ce sera l’occasion, quoi qu’il en soit, de voir les meilleurs rugbymen de l’Ancien continent à l’œuvre. À commencer par Antoine Dupont. Mais on parlera aussi de Henry Pollock, évidemment, et aussi du pétillant Matthieu Jalibert, qu’il joue ou non.

La version féminine de la plus belle des compétitions internationales sera l’occasion, en suivant, de voir à l’œuvre le nouveau sélectionneur du XV de France féminin, François Ratier. Peut-il permettre aux Bleues de briser le plafond de verre ? On ne leur souhaite rien d’autre.

Il y aura ensuite les conquêtes nationales et continentales. Avec le Stade toulousain en grand favori pour le Bouclier, sans nul doute, et la Section paloise du surprenant Fabien Brau-Boirie en possible fauteur de troubles. Il y aura d’autres luttes, au moins aussi indécises, pour rester en Top 14 ou y monter, où se croiseront peut-être le Perpignanais Posolo Tuilagi et le Vannetais Robin Taccola. Suivra la première édition du championnat des Nations, au sujet duquel se posent tant de questions. Fabien Galthié obtiendra-t-il la présence de tous ses « premiums » ? Les Kiss, le futur boss des Wallabies, sera-t-il à la hauteur de sa mission, à deux ans du Mondial australien ? Et puisque l’actualité ne se passe pas seulement sur les terrains, les échéances plus ou moins réjouissantes qui attendent Mohed Altrad ou Serge Blanco sont d’autres inconnues de la nouvelle année.

Stefan Etcheverry : la nouvelle voix des Bleus 

La première chaîne diffusera sept matchs du XV de France en 2026, peut-être neuf. Trois rencontres du Championnat des Nations sont déjà au programme : les Bleus affronteront les All Blacks en Nouvelle-Zélande le 4 juillet, puis joueront l’Australie le 11 juillet et le Japon le 18 juillet. En novembre, TF1 proposera de nouveaux chocs face aux Fidji, l’Afrique du Sud et l’Argentine, ainsi que le match de classement fin novembre. La chaîne pourrait aussi diffuser, pour la première fois depuis 1981, deux matchs du Tournoi des 6 Nations. Deux rencontres (Galles – France et France – Italie), ont été mises en vente par France Télévisions en raison des Jeux Olympiques d’hiver. Rien n’est encore officialisé du côté de TF1. Toutes ces rencontres seront commentées par Stefan Etcheverry. Malgré les critiques sur les réseaux sociaux, la direction de TF1 et les audiences le soutiennent. Sa légitimité, elle, ne fait aucun doute. Ancien joueur puis président de Clamart Rugby 92, Stefan Etcheverry a commenté quinze ans sur Canal+ sans jamais être contesté. Faire l’unanimité auprès de millions de téléspectateurs reste complexe, surtout lors d’un changement de chaîne. Thierry Gilardi, lui aussi plébiscité sur Canal +, avait connu un accueil similaire sur la Une. Toujours porté par la passion et l’expérience, Stefan Etcheverry sera bien au micro du rugby sur TF1 en 2026.

Stefan Etcheverry est le commentateur des Bleus sur TF1.

Stefan Etcheverry est le commentateur des Bleus sur TF1.
Icon Sport – Icon Sport

Yann Roubert, un président salarié

Porté par une très large majorité de clubs de Top 14, mais aussi de Pro D2, Yann Roubert a été élu en mars dernier patron de la LNR. Si son prédécesseur, René Bouscatel, lui a laissé des finances plus que saines, avec notamment un partenariat avec Canal + prolongé à la hausse et jusqu’en 2032 et une manne de l’ordre de 130 millions d’euros par an, l’ex-président du Lou a dû gérer dès son arrivée l’affaire du transfert de Jaminet au Stade toulousain, et le dépassement de Salary Cap qui en découlait. Le club phare du rugby a été sanctionné d’une amende de 1,3 million d’euros et de deux points en moins. Roubert a cherché durant cette période à maintenir la cohésion du rugby professionnel et s’en est plutôt bien sorti. Comme il l’avait indiqué durant sa campagne, il souhaitait obtenir une rémunération pour le poste. En fin d’année, le comité directeur de la Ligue, mais aussi la fédération ont donné leur feu vert. Yann Roubert deviendra donc en 2026, le premier président de la LNR salarié. Ses émoluments sont estimés à 250 000 euros par an.

Matthieu Jalibert Le meilleur ouvreur français

Il est le joueur de la première partie de saison. L’ouvreur de l’Union Bordeaux-Bègles, Matthieu Jalibert marche sur l’eau depuis plusieurs mois, figurant tout en haut dans de nombreuses lignes statistiques (mètres parcourus, défenseurs battus) confirmant son statut d’attaquant ultime, de joueur frisson capable de débloquer n’importe quelle situation avec des actions personnelles fabuleuses (à l’image de son slalom en finale de Champions Cup pour l’essai de Coleman) ou de ses petits coups de pied par-dessus gagnants. Il a aussi démontré qu’il était un chef d’orchestre hors pair, un ouvreur qui sait sublimer ses partenaires, avec un jeu au pied solide pour faire avancer son équipe. Il est d’ailleurs le joueur qui a le plus utilisé cette arme depuis le début de la saison, et il fait logiquement la course en tête au classement des joueurs qui ont réussi le plus de «50-22».Matthieu Jalibert est donc la pièce majeure de l’Union Bordeaux-Bègles qui rêve toujours d’un premier Bouclier de Brennus après deux finales perdues et ses prestations devraient logiquement relancer l’éternel débat de l’ouvreur du XV de France.Le Bordelais démontre semaine après semaine que son destin n’a rien à voir avec celui d’un réserviste.

Matthieu Jalibert est le grand bonhomme de la fin d'année 2025.

Matthieu Jalibert est le grand bonhomme de la fin d’année 2025.
Icon Sport – Loic Cousin

François Ratier, en mission pour relever les Bleues

Nommé sélectionneur du XV de France féminin il y a quelques semaines, l’actuel manager des Lionnes du Stade bordelais avec qui il a remporté les deux derniers titres d’Élite1 a hérité d’un poste prestigieux mais aussi d’une mission capitale pour le rugby féminin français : replacer les Bleues dans la hiérarchie mondiale. Désormais quatrièmes loin derrière les trois premières nations (Angleterre, Canada, Nouvelle-Zélande), les Bleues sont même talonnées par les Irlandaises, cinquièmes. Si l’on imagine bien que les résultats ne viendront pas en un claquement de doigts, l’ancien sélectionneur du Canada devra gérer au mieux un premier Tournoi des 6 Nations dont le calendrier sera favorable, avec trois réceptions (Italie, Irlande, Angleterre) et deux déplacements au pays de Galles et en Écosse. D’ici là, il devra aussi constituer un staff pour l’accompagner et va se lancer dans un tour de France des clubs. Bref, une année 2025 déjà chargée.

Fabien Brau-Boirie : le nouvel ovni

Avant le 1er janvier 2025, Fabien Brau-Boirie n’avait disputé que quinze minutes avec les professionnels, lors d’un déplacement de la Section paloise à Montpellier. Un an plus tard, le jeune trois-quarts centre palois est devenu un indispensable de la formation de Sébastien Piqueronies. Il compte maintenant 27 matchs avec la Section paloise, dont douze déjà cette saison pour sept essais marqués. En un an, il a découvert le Top 14, la Challenge Cup mais aussi la Champions Cup, tout en se faisant remarquer auprès du sélectionneur du XV de France, participant à la tournée d’automne. Cette ascension fulgurante devrait se poursuivre en 2026, avec son club notamment qui est en course pour participer pour la première fois de son histoire à la phase finale du Top 14. Fabien Brau-Boirie devrait aussi monter dans la hiérarchie chez les Bleus avec l’espoir d’une première cape.

Fabien Brau-Boirie parviendra-t-il à faire couronner la Section paloise ?

Fabien Brau-Boirie parviendra-t-il à faire couronner la Section paloise ?
Icon Sport – Ewen Gavet

Serge Blanco En première ligne pour les municipales

Depuis qu’il a quitté son poste au comité directeur de la Fédération française de rugby en janvier 2023, Serge Blanco se fait plus discret dans le monde du rugby. Mais celui qui compte parmi les légendes du rugby français, surnommé au temps de sa splendeur « le Pelé du rugby », pourrait bien faire de nouveau parler de lui en cette année 2026. L’ancien arrière international (93 sélections), longtemps détenteur du record d’essais en équipe de France (38) avant d’être dépassé en novembre dernier par le Bordelais Damian Penaud (40), a décidé de briguer la mairie de Biarritz. Il sera donc candidat et tête de liste les 15 et 22 avril prochains. Sa candidature était plus ou moins attendue depuis qu’il avait participé, à la mi-septembre, à une manifestation devant le conseil municipal contre l’édification d’immeubles résidentiels sur le site d’Aguilera, où joue le Biarritz olympique, son club de toujours. Ce projet a été au cœur d’un long conflit entre la maire LR, Maider Arosteguy, et l’ex-président du club basque Jean-Baptiste Aldigé, notamment sur la part d’argent réinjecté pour moderniser le stade. Blanco, aujourd’hui à la tête de l’association du Biarritz olympique rugby amateur, a fait de ce sujet un véritable cheval de bataille. Le Biarrot le plus célèbre depuis 45 ans saura-t-il s’affranchir des plaquages hauts et autres coups bas du monde politique pour endosser le costume de maire ? Réponse le 22 avril.

Serge Blanco sera-t-il élu maire ?

Serge Blanco sera-t-il élu maire ?
Icon Sport – Johnny Fidelin

Grégory Patat : sur la sellette malgré une prolongation

Avoir mené l’Aviron en demi-finale de Top14 n’a pas suffi à lui assurer un avenir au sein du club basque. Le manager de Bayonne, GrégoryPatat, a dû patienter de longues semaines avant de signer une prolongation de contrat, rendue officielle le 17 octobre dernier. Ce que l’on pouvait alors penser être perçu comme un cessez-le-feu, tout du moins un réchauffement entre le président Philippe Tayeb et son manager.Au moment de commencer 2026, Grégory Patat qui souhaitait poursuivre l’aventure avec l’ensemble de son staff actuel, doit composer avec de nombreuses incertitudes mais aussi les volontés de son président qui a réussi à obtenir la venue du préparateur physique Thibault Giroud, tout en poussant pour l’arrivée de Jean Monribot dans le staff. Alors même si l’Aviron est toujours dans la course pour se qualifier pour la phase finale de Top14, Philippe Tayeb ne cache pas qu’il attendait mieux de son équipe, notamment en déplacement. Les braises sont toujours chaudes à l’Aviron et GrégoryPatat va encore devoir danser tant bien que mal dessus en 2026.

Tommy Freeman : l’Angleterre qui (re)fait peur

Avec sa gueule d’ange et son affolante propension à marquer des essais tant en club qu’en sélection – il en a inscrit 21 l’année dernière en 32 apparitions toutes compétitions confondues ! -, Tommy Freeman incarne cette nouvelle Angleterre qui gagne. Ailier polyvalent, capable d’évoluer au poste de second centre comme il l’a fait à plusieurs reprises avec le XV de la Rose, Freeman incarne une Angleterre plus audacieuse, plus expansive et plus menaçante que jamais. Car entre les jeunes pétris de talent tels le pilier Fin Baxter, le deuxième ligne Ollie Chessum, l’ouvreur Fin Smith et les cadres qui ont retrouvé leur meilleur niveau (on pense à Ellis Genge, Tom Curry, Ben Earl, Maro Itoje ou encore George Ford), ce XV de la Rose marche vers le Tournoi 2026 avec une immense confiance. Pour rappel, Tommy Freeman avait d’ailleurs marqué un essai dans chacun des cinq matchs du Tournoi 2025 qu’il avait débuté. L’ailier des Saints, qui compte déjà huit essais marqués en seulement cinq matchs de Premiership cette saison (!) connaîtra-t-il la même réussite en 2026 ?

Antoine Dupont a fait son retour sur les terrains.

Antoine Dupont a fait son retour sur les terrains.
Icon Sport – Icon Sport

Antoine Dupont : le boss de retour en Bleu

Le 5 février prochain, le XV de France affrontera l’Irlande, en ouverture du Tournoi des 6 Nations, armé de son meilleur atout : Antoine Dupont. Un véritable événement pour celui dont on dit qu’il est le meilleur joueur du monde. Le capitaine des Bleus, qui a fait son retour à la compétition lors de la 11e journée de Top 14 contre le Racing 92 après huit mois d’absence en raison d’une rupture du ligament croisé du genou droit, va donc cette fois-ci remonter sur la scène internationale. Ironie du sort, il va retrouver l’Irlande et probablement ses bourreaux, Tadhg Beirne et Andrew Porter. La responsabilité de ces deux-là, le premier surtout, est engagée. L’action de ce déblayage avait fait couler autant d’encre que de salive, les uns jugeant l’intentionnalité du geste, les autres plaidant l’accident. Qu’importe. Le come-back de Dupont a valeur de symbole. Symbole de résilience d’abord, tant le demi de mêlée a fait preuve de rigueur et de patience dans sa rééducation. Symbole de renouveau ensuite pour une équipe de France en quête de repères et de leadership. Son retour est attendu avec impatience tant par le sélectionneur Fabien Galthié que par ses partenaires. Et tous les amoureux du XV de France.

Mohed Altrad : une élection et un procès

S’il va faire parler une nouvelle fois de lui en 2026, ce ne sera pas directement pour le rugby. L’actualité de Mohed Altrad, propriétaire du MHR et premier sponsor du XV de France, sera d’abord politique et judiciaire. Première échéance mi-janvier. Altrad réfléchit à se lancer dans la campagne des élections municipales de Montpellier. L’homme a lancé son mouvement et ses consultations il y a trois semaines. Un peu à la surprise générale, il serait une nouvelle fois intéressé, pour briguer le mandat de maire face au maire sortant, Michaël Malafosse, qui l’avait battu en 2020. Autre sujet, Le procès en appel de Bernard Laporte et de Mohed Altrad qui aura lieu en septembre 2026 et s’étalera sur sept jours (9, 10, 11, 16, 17, 18 et 23 septembre). En décembre 2022, Laporte et Altrad avaient pour rappel été lourdement condamnés par le tribunal correctionnel de Paris. Le premier nommé, alors président de la Fédération française de rugby (FFR), avait écopé de deux ans de prison avec sursis, 75 000 euros d’amende et deux ans d’interdiction d’exercer une fonction en lien avec le rugby. Mohed Altrad, avait pour sa part été condamné à 18 mois de prison avec sursis, 50 000 euros d’amende et une peine d’inéligibilité.

Robin Taccola : le Top 14 en ligne de mire

Leader de Pro D2 avec le RC Vannes, le jeune centre Robin Taccola (20 ans) veut regouter à l’élite au plus vite et attise les convoitises. Il faut dire que les prestations, depuis plus de deux ans (il a joué son premier match en professionnel à seulement 18 ans) que ce soit en Pro D2 ou en Top 14 la saison passée, de l’ancien international français des moins de 20 ans lui permettent d’être dans le viseur de plusieurs grosses écuries de l’élite. Si son CV a circulé notamment entre autres à Bayonne, Bordeaux, Montpellier, ce serait bien Toulon qui tiendrait la corde à l’heure actuelle afin d’accueillir le prometteur centre vannetais. Né en région parisienne, à Rueil-Malmaison, passé par Suresnes, et arrivé à Vannes en 2016, Taccola a tout du joueur moderne, complet et fiable. En l’attirant dans ses filets, et en misant une nouvelle fois sur un jeune joueur français comme il a su le faire l’été dernier avec Mathis Ferté, le RCT ferait un nouveau très bon coup.

Fabien Galthié : deux compétitions à remporter

Pour Fabien Galthié, 2026 marquera une nouvelle étape. Le début de la dernière ligne droite de son deuxième mandat avec en perspective une nouvelle compétition. Si la conservation du titre dans le Tournoi des 6 Nations est évidemment l’enjeu majeur du premier semestre, le mois de juillet verra l’ouverture du « Nations Championship », nouvelle compétition. Trois rencontres au programme face à la Nouvelle-Zélande (4 juillet), l’Australie (11 juillet) et le Japon (18 juillet). Trois matchs que le sélectionneur des Bleus espère toujours pouvoir disputer avec ses meilleurs joueurs. Les discussions avancent entre la FFR et la LNR. Toutefois, il apparaît peu probable qu’un terrain d’entente soit trouvé. Et pour cause. La rencontre face aux All Blacks, qui se disputera dans la nouvelle enceinte de Christchurch : le Te Kaha Stadium, aussi appelé le One New Zealand Stadium, et ses 30 000 places, aura lieu seulement une semaine après la finale de Top14. Autant dire qu’il sera difficile pour les joueurs des deux équipes finalistes de postuler. Un coup dur pour Galthié qui a déjà vu en 2025 son pourcentage de victoire sévèrement chuter.

Fabien Galthié et les Bleus ont des défis importants en 2026.

Fabien Galthié et les Bleus ont des défis importants en 2026.
Abaca / Icon Sport – Joly Victor/ABACA

Posolo Tuilagi : un géant face à des défis colossaux

Posolo Tuilagi (21 ans) est un joueur à part, en raison de ses aptitudes et de sa dimension physique. Sur les sentiers d’une gloire qui lui est promise depuis tant d’années, cette année 2026 marquera un tournant majeur. Avant toute chose, le deuxième ligne devra assumer un rôle prépondérant dans la nouvelle mission sauvetage de son club de cœur, l’Usap. Pour cela, il lui faudra retrouver la plénitude de ses moyens physiques et de la constance dans la performance après un début de championnat tronqué par les pépins. Au-delà de l’intérêt collectif, les mois à venir doivent permettre au fils d’Henry d’exploiter davantage son potentiel.Et de s’imposer chez les Bleus, dont il n’a porté les couleurs qu’à cinq reprises jusqu’à présent.Le meilleur est encore à venir.

Anaïs Grando : nouvelle menace jaune… et Bleue

Elle est l’un des principaux maillons forts de l’ASM. Solides leaders de l’Élite 1 aux côtés du Stade toulousain, les Clermontoises peuvent compter sur leur jeune arrière. Joueuse la plus utilisée par Fabrice Ribeyrolles, l’ancienne Perpignanaise crève l’écran sous le maillot jaune et bleu. À seulement 23 ans, Anaïs Grando apporte un vent de fraîcheur dans une ASM fièrement réputée pour son pack XXL. Titulaire indiscutable dans le fond du terrain auvergnat, Grando est également celle qui cumule le plus d’adversaires battus parmi ses coéquipières. « Quand elle a des espaces, elle est difficilement arrêtable. Elle sent les coups tout en ayant des alternances franches et tranchantes, on a l’impression qu’elle est attrapée, finalement elle s’en sort comme un chat, c’est ce qui fait vraiment sa force », expliquait le manager clermontois après la rencontre face à Toulon où elle marqua un triplé. À n’en pas douter, Anaïs Grando pourrait bien se révéler encore davantage cette année.

À n’en pas douter, Anaïs Grando pourrait bien se révéler encore davantage cette année.

À n’en pas douter, Anaïs Grando pourrait bien se révéler encore davantage cette année.

Les Kiss De l’ombre aux Wallabies

S’il est bien un homme qui va hériter d’un poste soumis à une grande pression, c’est Les Kiss. Jugez plutôt : une fois qu’il arrivera au terme de son contrat avec les Queensland Reds qu’il dirige depuis 2024, l’ancien treiziste de 60 ans va prendre les commandes des Wallabies à l’été 2026, soit un peu plus d’un an avant « LE » rendez-vous mondial du rugby australien, à savoir la Coupe du monde 2027 qui se tiendra sur l’Île-continent. Mais au moins, Kiss va profiter d’une passation de pouvoir en douceur avec son mentor Joe Schmidt, qu’il l’a adoubé. Ces deux-là travaillent ensemble depuis une bonne dizaine d’années, puisque Kiss était l’un des assistants de Schmidt quand ce dernier était aux commandes de l’Irlande. Ensemble, ils ont remporté trois Tournois des 6 Nations. Et depuis, Kiss a grandement contribué au redressement des Reds, qu’il a renvoyé vers les hauteurs du classement du Super Rugby Pacific malgré des moyens limités. Autant d’indices qui indiquent que Les Kiss peut être l’homme de la situation…