Le zoroastrisme fut la religion officielle de l’Empire perse pendant plus de 1 000 ans avant la conquête arabe du septième siècle. Encore pratiquée de nos jours, en particulier en Inde et en Iran, cette religion insiste sur l’opposition de forces contraires dans l’Univers et tient le feu sacré pour un symbole de pureté.
Mais les envahisseurs arabes de la Perse vinrent avec cette nouvelle religion qu’était l’islam, qui se répandit rapidement ; selon les auteurs de l’étude, un groupe de fervents zoroastriens aurait peut-être quité la Perse au 10e ou 11e siècle pour créer une colonie insulaire à Madagascar.
Nathan Anderson, archéologue de l’Université de Santa Clara n’ayant pas pris part aux présentes recherches mais ayant fouillé d’autres colonies à Madagascar, a initialement douté du lien entre les zoroastriens et le site de Teniky.
Mais selon lui, « quand on s’intéresse vraiment aux données, quand on regarde l’architecture, difficile de trouver une autre explication plausible ». « À l’évidence ce ne sont que des recherches balbutiantes, et ce sont des conclusions temporaires… [mais] bien que je sois raisonnablement sceptique, leur argument est convaincant. »
Comme le fait remarquer Nathan Anderson, le monde islamique des débuts connaissait Madagascar et l’avait identifiée à l’île de « Wakwak » décrites dans maintes légendes.
Un problème avec l’hypothèse selon laquelle des zoroastriens auraient enterré leurs morts à Teniky est qu’aucune des niches rocheuses ne contient de restes humains ; selon les auteurs, cela pourrait être dû à la collecte de ces ossements par des peuples ultérieurs à des fins de « magie noire ».
La structure la plus remarquable du site est la Grande Grotte, également appelée Grotte des Portugais, un grand abri sous roche en saillie au sein d’un cirque (ou amphithéâtre) de falaises nues.