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Le projet de LGV Bordeaux-Toulouse franchit une étape décisive. La justice valide l’autorisation environnementale des Aménagements Ferroviaires au Nord de Toulouse. La SNCF réagit.

Par un délibéré du 29 décembre, la justice a balayé les deux recours au fond déposés par des collectifs associatifs qui contestaient la validité écologique du projet de LGV Bordeaux-Toulouse. Les requêtes visaient l’autorisation environnementale des Aménagements Ferroviaires au Nord de Toulouse (AFNT), volet indispensable du chantier, délivrée par la préfecture en février 2024.

Pour la justice administrative, l’arrêté préfectoral est donc légal. Cette position confirme celle définie quelques mois plus tôt : en septembre 2025, le juge des référés avait déjà estimé qu’il n’existait aucun doute sérieux sur la légalité du dossier. SNCF Réseau « prend acte » ce mardi, se félicitant d’une décision qui « valide la poursuite d’un chantier titanesque engagé depuis près de deux ans, et dont 25 % des travaux sont déjà finalisés. » Plusieurs ouvrages sont d’ores et déjà sortis de terre, notamment un pont-route à Lespinasse et une passerelle à Saint-Jory.

Un projet clé pour les mobilités au quotidien

Le programme des AFNT prévoit la modernisation et l’élargissement de la voie ferrée existante sur un tronçon de 29 kilomètres, entre le pôle de Toulouse-Matabiau et Castelnau-d’Estrétefonds. L’objectif est double selon la SNCF : « améliorer les trajets du quotidien et préparer l’arrivée de nouveaux trains longue distance. »

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SNCF Réseau réaffirme ainsi « l’importance stratégique de la Ligne Nouvelle du Sud-Ouest (LNSO) » pour fluidifier les déplacements quotidiens des habitants de la métropole. L’opérateur rappelle également que le projet bénéficie d’un large soutien, cité à hauteur de 87 % dans les dernières enquêtes d’opinion régionales. La mise en service complète des AFNT est désormais confirmée pour la fin de l’année 2031.