Le réveillon du 31 décembre 2025 était relativement calme en Alsace malgré quelques débordements. Les traditionnels pétards ont résonné un peu partout dans la région. À Strasbourg, une trentaine de personnes ont été blessées.
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Une soirée relativement « normale » pour un 31 décembre. Cette année encore, les festivités de la nouvelle année se sont bien déroulées en Alsace malgré quelques débordements. Pas d’incident majeur a déploré, mais tout de même une trentaine de personnes blessées notamment aux mains à cause des pétards.
Le soir du Réveillon, c’est la tradition, feux d’artifice et autres explosifs sont de mise. Ils ont beau être interdits, on en entend chaque année partout dans la région et particulièrement dans les grandes villes. À Strasbourg (Bas-Rhin), nos équipes sont allées passer la nouvelle année au cœur de la ville, puis au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Hautepierre où ils ont pu voir les premiers blessés. On vous raconte.
À minuit, sur la place Kleber de Strasbourg, il est difficile de croire que les feux d’artifice sont interdits. Nombreux sont ceux qui ne peuvent pas s’en passer pour fêter ce passage dans la nouvelle année. « Ça rend les gens heureux, affirme un touriste, si on les utilise correctement ce n’est pas un problème, mais c’est vrai que ça peut être un danger ».
Si tout le monde profite du spectacle sur la place du centre-ville, un accident est vite arrivé. Bien que festif, les pétards, mortiers et autres feux d’artifice font des blessés chaque année.

Une vingtaine d’opérations ont été nécessaires après des blessures dans les services SOS Main du CHU de Hautepierre et de la clinique Rhéna.
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© Thierry Sitter – France Télévisions
À l’hôpital de Hautepierre SOS main accueille ses premières victimes de la soirée. » C’est la première fois que je faisais ça, avoue un jeune homme, blessé à la main dans la salle d’attente, on m’a dit que je devais l’allumer et le tenir vers le haut, mais au final les feux d’artifice sont restés coincés et ça a explosé dans ma main ».
Si les heurts n’ont pas été trop importants dans la ville, les blessures issues de la manipulation d’explosifs sont, elles, plus importantes cette année. Rien que dans le service de SOS main de Hautepierre, il y a eu neufs prises en charge dans la soirée, dont six opérations. L’an passé aucune opération n’avait été nécessaire.
Il y a de la prévention qui est faite, mais elle est, cette année, insuffisante vue l’augmentation du nombre de blessés
Sybille Facca
Professeur chirurgienne, cheffe du service SOS Main au CHU Hautepierre
« Ce sont des lésions typiques, détaille Sybille Facca, cheffe du service SOS Main au CHU Hautepierre et professeur chirurgienne, avec des amputations de doigts distales, c’est-à-dire la dernière phalange, et puis des lésions au niveau du pouce aussi. Des fractures du pouce et des plaies au niveau de la peau entre l’index et le pouce ».
Sybille Facca assure que cette année, il y a eu plus de jeunes adultes et d’enfants blessés à cause de pétards ou de mortier dans son service. « On a malheureusement l’habitude dans la région, déplore la chirurgienne, c’est quelque part une tradition ici le soir du réveillon d’allumer des pétards. Il y a de la prévention qui est faite, mais elle est, cette année, insuffisante vue l’augmentation du nombre de blessés ».
C’est une catastrophe
David Montoya-Faivre
Chirurgien au service SOS Main de la clinique Rhéna
À la clinique Rhéna, près du Hardin des deux rives, le service des urgences de la main a, lui aussi, enregistré une hausse des blessures. « C’est une catastrophe, assure David Montoya-Faivre, chirurgien de la main, il y a une recrudescence inédite. On n’a pas vu ça depuis dix ans ».
Le service a dû opérer toute la nuit. Les dernières opérations concernant des incidents survenus le soir du réveillon se sont terminées aux alentours de 15 heures, jeudi 1er janvier 2026. En tout, le service à effectuer 15 opérations dont les blessures ont été causées par des pétards.
Selon la préfecture du Bas-Rhin, une trentaine de personnes ont été blessées par l’usage de pétards dans le département le soir du nouvel an. Parmi eux, un tiers serait des mineurs.