Posted On 2 janvier 2026
Avec son sourire de circonstance, la candidate d’Eric Piolle, Laurence Ruffin (Verts) a gratifié le plateau de France 3 Alpes de ses solutions pour le commerce grenoblois : des généralités dans la droite lignée de ce qui nous a mené à un taux de vacance commerciale record.
LE CLASSIQUE « C’EST PARTOUT PAREIL »…
La démonstration de Laurence Ruffin part du principe que « le centre-ville est en difficulté » mais que c’est un phénomène que l’on retrouverait « partout en France ». Argument classique des Verts/LFI qui refusent d’admettre qu’un problème peut être spécifique à Grenoble. En matière de commerce, comme en matière de sécurité, d’ilots de chaleur, de logements vides, de paupérisation, il y a pourtant bien des statistiques qui attestent que la situation de notre ville est plus dégradée qu’ailleurs.
Laurence Ruffin sur France 3 pour nous décliner ses propositions miracles
… INVALIDÉ PAR LES STATISTIQUES
Jugez plutôt : en 10 ans, le taux de vacance commerciale à Grenoble a doublé, passant de 6% à 12%. Au niveau national, la moyenne est à 10%, et dans la région elle est un peu en dessous. Nantes, ville comparable, est à 5,8%. Ce n’est donc pas « partout » pareil, loin de là. On entend d’ailleurs plus les Verts/LFI parler de ce chiffre, alors qu’à l’époque où nous étions à 6%, ils bombaient le torse en expliquant être loin du « niveau rouge d’alerte » (sic) qu’ils fixaient à… 10%.
QUAND RUFFIN SORT DES GÉNÉRALITÉS, C’EST FAIRE DU COMMUNISME MUNICIPAL
Une fois ce constat malhonnête posé sur la table, Laurence Ruffin nous gratifie de ses solutions et, pour la première fois, elle avance quelques pistes plus concrètes que ses envolées habituelles sans aucune portée concrète. Pas de quoi se réjouir pour autant puisqu’en bonne idéologue protocommuniste, elle nous sort du chapeau leurs traditionnelles solutions qui ne résolvent rien. En l’espèce, « aider à acheter via des foncières » pour viser un « plafonnement des loyers commerciaux ».
LES MÊMES IDÉES MORTIFÈRES QUE POUR LE LOGEMENT
On retrouve en fait les mêmes idées que ce qu’ils appliquent pour le logement : « permis de louer », encadrement des loyers, augmentation des taxes sur les logements vides… qui ont si bien fonctionné : taxe foncière record, valeur des biens au plus bas, nombre de demandeurs de logements en augmentation constante et nombre de logements vacants qui a explosé. Plutôt que de s’attaquer aux causes des problèmes, Ruffin se penche sur la conséquence… avec une recette qui ne marche pas.
QUI PAYERA POUR LA « FONCIÈRE » ALORS QUE VILLE/MÉTRO SONT EXSANGUES ?
Surtout, il convient de dire la vérité aux Grenoblois : acheter « via une foncière », donc avec l’argent de la ville ou de la métropole, supposera une augmentation d’impôts puisque les deux collectivités sont exsangues, tenues par des dépenses de fonctionnement et une dette insoutenables. Sur qui pèsera la hausse ? Les ménages, avec une nouvelle augmentation de taxe foncière ? Les entreprises (que payent… les commerces), via la cotisation foncière des entreprises déjà augmentée en 2024 ? Les deux ?
Le Bar Radis, modèle de l’économie que prônent les Verts : tenu par des militants proches d’eux, bénéficiaire de locaux publics sans appel d’offres ouvert, avec un loyer baissé en fonction du chiffre d’affaires…. et les immeubles proches perturbés par le bruit
POUR SAUVER LES COMMERCES : DES COULEURS AU SOL !
Deuxième volet des solutions ruffinesques : « donner envie aux gens de venir ». Personne n’y avait pensé. Bien sûr il n’est pas question ici de faire une ville plus propre, embellie et sûre, les problèmes pourtant au coeur du manque d’attractivité qui conduit à la désertion du centre. Mais en organisant des « animations » et en faisant « des couleurs au sol » partout dans la ville. Ouf : les commerçants sont sauvés. Difficile de faire plus caricatural.
ET REVOILÀ LE MENSONGE DES TRANSPORTS GRATUITS
Enfin, dernière solution agitée par Ruffin : la lubie de transports gratuits le samedi. L’éternel gadget électoraliste des Verts qui est destiné à vendre du rêve à l’électeur-gogo, mais n’aurait aucune efficacité. D’une part parce que le coût exorbitant de la mesure serait là encore financée par le contribuable. D’autre part parce que des transports en commun gratuits n’attireraient pas plus de clientèle à pouvoir d’achat susceptibles d’acheter dans les commerces.
Les commerçants de tous les secteurs ont passé le mandat à manifester pour exprimer des revendications claires et simples, que ne veut toujours pas entendre le camp Piolle/Ruffin
RIEN POUR L’ACCESSIBILITÉ DE LA VILLE…
Cette clientèle qui consomme ne vient plus à Grenoble parce que deux mandats de la famille politique de Laurence Ruffin ont tué l’accessibilité de la ville : avec des plans de circulation restrictifs, avec un coût du stationnement astronomique et la suppression de milliers de places, en multipliant les verrous comme la ZFE… Et bien sûr, la candidate des Verts entend poursuivre dans la même voie, quand bien même des commerces de secteurs entiers dépendent de consommateurs extérieurs.
… POURTANT NÉCESSAIRE VUE LA PAUPÉRISATION DE GRENOBLE
Car l’autre responsable du naufrage, c’est la paupérisation galopante de la ville. Avec 1 Grenoblois sur 5 vivant sous le seuil de pauvreté et 38% de familles monoparentales, le pouvoir d’achat des habitants s’évapore parce que la municipalité idéologue a fait le choix délibéré d’une politique du logement qui ne vise que la précarité (ce que poursuivrait Laurence Ruffin qui annonce 5000 HLM supplémentaires), chassant les classes moyennes qui consomment à l’extérieur.
LE DÉCLIN COMMERCIAL OU LE RÉÉQUILIBRAGE DE LA VILLE
Au moins la couleur est annoncée pour les commerces : avec Laurence Ruffin, ce sera la poursuite de la dégradation puisqu’elle n’entend à aucun moment repartir des besoins réels des commerçants que sont l’accessibilité et l’attractivité. Des demandes simples, de bon sens, que porte Alain Carignon et le collectif Réconcilier Grenoble qui l’accompagne et compte en son sein de nombreux commerçants et entrepreneurs. Des demandes nécessaires pour rééquilibrer la ville et éviter que Grenoble ne finisse de devenir un ghetto-dortoir à ciel ouvert.