La nuit a été très agitée ! Les sages-femmes de la maternité de l’hôpital de Blois ont le sourire ce jeudi 1er janvier après-midi. Pourtant elles n’ont pas, comme l’ensemble de l’équipe, ménagé leur peine. « Il y a eu 9 naissances dans les 24 heures à cheval entre 2025 et 2026, dont deux les premières heures du 1er de l’an. Et il est possible qu’il y en ait deux autres d’ici minuit ! » Vingt bébés vivent leurs premières heures ou premiers jours actuellement dans les locaux de la maternité auprès de leurs mamans. Pour un service particulièrement bien rempli en ce changement d’année. « Quel que soit le jour de l’année, nous travaillons toujours avec le même effectif : deux sages-femmes 24 h/24 en salle de naissance, une sage-femme 24 h/24 dans le service plus une en journée, une puéricultrice, des auxiliaires de puériculture, explique Valérie, sage-femme. Et bien sûr un gynécologue de garde, un pédiatre et un anesthésiste. »

Une équipe parfaitement rodée qui a accueilli la petite Nayra, à 2 h 23, premier bébé de l’année 2026 à Blois. Puis un petit garçon dans la matinée. En 2025, 1.282 accouchements se sont déroulés à la maternité de l’hôpital, pour 1.309 bébés nés. Des chiffres parfaitement stables par rapport à 2024. « Nous travaillons au sein d’une équipe de confiance et c’est très important pour que les mamans soient bien entourées. C’est très intense, vital mais aussi fugace ce qui nous lie à elles. Il nous faut créer ce lien très vite. »

« L’accompagnement des mamans reste essentiel »

Pour les 27 sages-femmes (un certain nombre travaille à temps partiel) de la maternité, le travail en garde de 12 h, alternant jour et nuit, est essentiellement basé sur l’accompagnement. « Bien sûr il y a de la technique au moment de l’accouchement, mais cette manière d’entourer la naissance qui est essentiel, on essaie de se la transmettre », explique Valérie. Les jeunes mamans peuvent s’appuyer en sortant de la maternité sur un réseau de sages-femmes libérales qui se déplacent à domicile si besoin. Ainsi que sur les 5 sages-femmes de la Protection maternelle infantile, très actives sur tout le territoire. « Ce relais, c’est quelque chose qui fonctionne très bien en Loir-et-Cher. »

Vacciner contre la bronchiolite aiguë

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Les premiers moments de la vie, c’est beaucoup de bonheur, de douceur, d’apprentissage à la vie avec bébé. Mais aussi la préparation de la santé future. Dès les premiers jours, de septembre à mars, les bébés sont vaccinés au Beyfortus qui les protégera contre la bronchiolite aiguë. En pédiatrie, tout à côté de la maternité, de très jeunes enfants sont actuellement hospitalisés car souffrant justement de bronchiolite aiguë en cette période hivernale. « Les parents adhèrent sans problème à cette vaccination, en très grande majorité, et dès la première année, le service pédiatrie a vu la différence. » Les bébés naissant durant la période hivernale sont donc vaccinés à la maternité par un pédiatre. Pour ceux qui naîtront après mars, il faudra y penser dès le mois de septembre, afin de protéger leur premier hiver. Mais la vaccination sera prise en charge par la médecine de ville.

Les futures mamans peuvent aussi se faire vacciner entre la 32e et 36e semaine d’aménorrhée, ainsi le bébé n’aura pas besoin de recevoir une dose à sa naissance. « Les mamans hésitent davantage quand elles sont enceintes », ajoutent les sages-femmes.