Alerte rouge ! Alors que les fêtes se terminent à peine,

la grippe pointe le bout de son nez
. Et, selon plusieurs
spécialistes, la situation est plus qu »alarmante. « Là,
on en est au point où on a des patients de plus de 80 ans qui
passent plus de 70 heures dans des brancards »
,
souligne ainsi Aurel Guedj, médecin et consultant santé, sur

BFMTV
.

Les hôpitaux sont en effet engorgés. Et, en cette
période sanitaire critique
, l’agence nationale de santé alerte
sur un autre point : la nécessité de ne pas tout confondre.
Certains préfèrent en effet les traitements homéopathiques aux
vaccins contre la grippe. Pourtant, les autorités sanitaires
rappellent que les premiers ne peuvent et ne doivent pas se
substituer aux seconds
.

Seuls les vaccins contre la grippe ont démontré leur efficacité
dans la prévention des infections grippales

Dans un communiqué, l’Agence nationale de sécurité du
médicament et des produits de santé (ANSM)
écrit noir sur
blanc : « Des médicaments homéopathiques peuvent être
traditionnellement utilisés dans la prévention et le traitement de

l’état grippal
(fièvre, frissons courbatures, etc.) mais ils ne
sont ni autorisés ni efficaces dans la prévention de la
grippe ».

L’organisme rappelle également que « seuls les vaccins contre
la grippe ont démontré leur efficacité dans la prévention
des infections
grippales ». Ainsi,
la vaccination reste le meilleur allié
. Il n’évitera pas
forcément de tomber malade. En revanche, il évitera des formes plus
graves d’infection.

L’engorgement des hôpitaux met les
personnes à risque en danger

Bien se faire vacciner évitera aussi de « se faire garder
pendant des heures sur un brancard », comme l’a décrit Aurel
Guedj sur BFMTV. « Il n’y a toujours pas assez de place
d’hospitalisation. (…) Il faut savoir qu’une personne de
plus de 75 ans qui passe plus d’une nuit sur un brancard, c’est de
la surmortalité
. Ça a été démontré par une étude française
de la Pitié Salpetrière. Donc il n’y a pas de débat là dessus. Il
faut savoir que vous avez un vrai risque. Et que vous avez raison
de vous plaindre auprès de la direction si votre grand-mère, elle
est aux urgences ! Est-ce-que vous êtes capable de justifier
qu’elle passe une nuit aux urgences et que ça n’a
aucun risque et aucune incidence sur son pronostic vital ? La
réponse est non ! » a-t-il martelé, toujours sur BFMTV.