Un camion de patrouille militaire, avec un drapeau du Conseil de transition séparatiste du Sud (STC) sur le site d’un rassemblement de partisans du STC à Aden, au Yémen, le 1ᵉʳ janvier 2026. FAWAZ SALMAN / REUTERS
Le gouverneur de l’Hadramaout, au Yémen, a lancé une opération visant à reprendre le contrôle des bases militaires de la région, après l’avancée des séparatistes du Conseil de transition du Sud (STC), soutenus par les Emirats arabes unis, a rapporté, vendredi 2 janvier, l’agence de presse yéménite Saba.
« Cette opération n’est pas une déclaration de guerre, ni une tentative d’escalade », a affirmé Salem Al-Khanbashi, qui avait été nommé un peu plus tôt commandant des forces du Bouclier national dans la zone, cité par l’agence. L’objectif est de prendre le contrôle des sites militaires « de manière pacifique et organisée », a-t-il assuré en ajoutant que l’opération ne visait « aucun parti politique, ni les civils ».
Les séparatistes du Yémen ont fait état de frappes saoudiennes meurtrières contre l’une de leurs positions dans le gouvernorat de l’Hadramaout, peu après cette annonce. « Sept personnes ont été tuées et plus d’une vingtaine ont été blessées dans les frappes saoudiennes » intervenues plus tôt sur le camp d’Al-Khasha, a affirmé à l’Agence France-Presse (AFP) le chef du STC pour les régions de Wadi et du désert de l’Hadramaout, en ajoutant que d’autres frappes avaient été menées dans la région.
Les séparatistes, proches des Emirats arabes unis, ont affirmé lutter contre des forces islamistes et des extrémistes affiliés à Al-Qaida soutenus par l’Arabie saoudite. « Cette guerre est décisive et existentielle » a dit le porte-parole des forces du SCT, Mohamed Al-Naqib.
Offensive éclair
Les séparatistes du STC se sont emparés ces dernières semaines de vastes territoires dans cette province riche en pétrole, frontalière de l’Arabie saoudite, ainsi que dans le gouvernorat voisin de Mahra. Cette offensive éclair a suscité la colère des autres factions au sein du gouvernement yéménite, appuyées par une coalition militaire dirigée par Riyad.
L’Arabie saoudite a exhorté à plusieurs reprises le STC à se retirer des régions qu’il contrôle et a mené des frappes contre des positions. La coalition a également bombardé mardi une cargaison d’armes présumée en provenance des Emirats arabes unis dans un port yéménite contrôlé par le STC.
Jeudi, le STC avait réaffirmé son intention de rester dans les régions conquises, tout en se disant prêt à travailler avec les forces du Bouclier national. Le gouvernement yéménite, dont fait partie le STC, regroupe des forces hétéroclites opposées aux rebelles houthistes, soutenus par l’Iran, qui se sont emparés de la capitale Sanaa en 2014, puis de larges parties du nord du pays.
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