L’ancienne ministre de la Mémoire et des Anciens combattants a été désignée par le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur, secrétaire générale du Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation. Cet organisme avait été pointé en 2024 par la Cour des comptes pour sa gestion.
Patricia Mirallès ne sera longtemps restée inactive. Non reconduite en octobre au ministère de la Mémoire et des Anciens combattants, l’élue montpelliéraine a été nommée ce mercredi secrétaire générale du Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (CIPDR).
Créé en 2006, cet organisme était initialement chargé de concevoir et de piloter la politique de prévention de la délinquance aux niveaux national et déconcentré. Par la suite, son champ d’intervention a été régulièrement élargi pour prendre en charge la prévention de la radicalisation, puis la lutte contre les séparatismes. Des dossiers majeurs.
La polémique du Fonds Marianne
Mais la fonction est d’autant plus sensible que le CIPDR, dont le budget annuel avoisine 70 M€, a été pointé en 2024 par la Cour des comptes pour « des défaillances d’ampleur » dans sa gestion, notamment celle du « Fonds Marianne » créé au lendemain de l’assassinat de Samuel Paty pour lutter contre le séparatisme. Les magistrats réclamaient alors « une remise en ordre rapide » du comité. Une mission qui est donc confiée à Patricia Mirallès, laquelle a dit accueillir cette nomination « avec une profonde émotion et un immense honneur ».
Également élevée au grade de Chevalier de la Légion d’honneur, dans la promotion du 1er janvier, l’ancienne ministre dit « mesurer chaque jour la lourde responsabilité qui m’incombe. Je m’y consacrerai avec la même détermination que celle qui a guidé mes engagements passés ».