Publié : 14h39 – Modifié : 14h43 Noëlline Garon

Pierre-François Lebrun et Corinne Batlle

Crédit : Noëlline Garon

Une exposition consacrée à Petit Ours brun est visible en ce moment à Saint-Jacques-de-la-Lande. Sa créatrice, la Bretonne Claude Lebrun a vécu dans cette commune.

Petit Ours Brun fête ses 50 ans… Sa bouille brune est apparue pour la première fois en 1975 dans le magazine pour enfant « Pomme d’Api ». Des histoires imaginées par un Bretonne, Claude Lebrun qui vivait près de Rennes, elle est décédée en 2019. Une exposition lui est consacrée à la médiathèque de Saint-Jacques-de-la-Lande. Son fils, Pierre-François Lebrun a mis à disposition des archives.

Il se souvient de la naissance de Petit Ours : « Quand il apparaît en 1975, moi, j’ai 9 ans, et c’est un truc de petit quand on a 9 ans. C’est touchant car ce sont des histoires qu’elle avait au début créées pour ses enfants, moi et mon frère. C’était un personnage, c’était une aventure. Même si je ne lisais plus Petit Ours Brun, c’était quand même quelque chose dont on entendait parler à la maison régulièrement. Je pense que ça faisait partie de la vie de la famille. Et puis, il est clair qu’elle s’est inspirée de ses enfants, qu’elle nous a observé pour écrire ses histoires. Donc, je suis peut-être un peu Petit Ours Brun et mon frère aussi. »

 

Des albums de Petit Ours Brun

Pierre-François LebrunPierre-François Lebrun

Sa machine à écrire exposée

 

Claude Lebrun a écrit les histoires de Petit Ours Brun pendant une petite dizaine d’années. C’est elle qui a inventé ce personnage, et les éditions Bayard séduites ont confié le dessin à une autre femme, Danièle Bour.

Dans cette exposition, la machine a écrire de cette professeure de français, comme des scénarios sont visibles aux côtés d’albums. « Ma mère avait gardé un exemplaire de chaque Pomme d’Api dans lequel sortait Petit Ours Brun. C’est-à-dire que les sept années à peu près où elle a collaboré, il y en a à peu près 70. On a les originaux, il y a ses textes, et des albums étrangers. Il y a même un japonais qui date des années 80-90. Il y a des anglais, des versions américaines.

Elle les gardait précieusement, j’ai le souvenir dans la maison d’un espace Petit Ours Brun, une armoire où elle gardait tout. Quand j’ai eu des enfants, je leur ai lu Petit Ours Brun. Maintenant ils sont grands, mais ça fait partie de la vie de famille », poursuit Pierre-François Lebrun. 

La machine à écrire de Claude Lebrun

Pierre-François LebrunPierre-François Lebrun

Petit Ours Brun traverse les générations

 

50 ans après sa création, Petit Ours Brun a toujours la côte auprès des petits. Dans l’exposition, l’espace dessin a très bien marché auprès des enfants, avec des coloriages. « Petit Ours Brun c’était un précurseur, c’était une nouvelle façon de voir les choses à hauteur d’enfant. Et puis, les dessins sont très bien faits. 

Des affiches de Petit Ours Brun

D’abord, le format carré tout petit, les enfants pouvaient le manipuler. Et ils voyaient bien un ours sur une page, un autre ours sur l’autre page, c’est comme ça qu’on commence la lecture. La narration était évidente grâce aux illustrations et au texte. C’était nouveau à l’époque ! Aujourd’hui, on se rend compte que les enfants le connaissent grâce aussi aux produits dérivés, à la télévision. Mais ils y sont très attachés », explique Corinne Batlle, responsable de la médiathèque brétilienne.

Corinne BatlleCorinne Batlle

L’exposition est visible, aux horaires d’ouverture, jusqu’à ce mardi 6 janvier 2026.