À 48 heures de la réception de Nantes, ce dimanche (15h) au stade Vélodrome, les Olympiens avancent en rangs serrés. Roberto De Zerbi peut même compter sur un groupe quasiment au complet puisque le seul absent notable est Nayef Aguerd, encore en lice à la CAN avec le Maroc. De quoi donner le sourire au technicien transalpin et à ses ouailles, dont Facundo Medina.
Medina : « Il ne fallait pas prendre de risques »
De retour à la compétition en coupe de France, à Bourg-en-Bresse (0-6), juste avant la trêve, le défenseur argentin n’a pas caché sa joie aujourd’hui en conférence de presse. Décontracté sous sa tignasse peroxydée, souhaitant une bonne année aux journalistes et prenant des nouvelles du déroulement des fêtes, l’ancien Lensois est revenu sur son entorse à la cheville. « En vrai, je n’ai jamais pensé être blessé si longtemps, confie le fantasque défenseur. J’ai 26 ans et c’est la première fois que je suis absent si longtemps. C’est la vie, c’est le foot, je suis toujours positif. Je voulais revenir avant la coupe de France, mais il ne fallait pas prendre de risques. Je me sens bien physiquement et mentalement, ma famille est à mes côtés, c’est le plus important. »
Une absence qui lui a permis d’observer de près ses coéquipiers. « Il y a toujours des choses à améliorer. Je retiens l’état d’esprit de l’équipe et de chaque joueur, qu’il soit nouveau comme Nayef (Aguerd) ou ancien. La fatigue compte, il y a eu beaucoup de matches. Il faut garder l’ambition de gagner un trophée, pas seulement pour nous, mais pour nos familles et pour tous les supporters, qui donnent cette ambiance à part. Il faut garder ça en tête. Mais c’était dur de voir mes coéquipiers de l’extérieur, j’avais envie d’aider tout le monde. Maintenant, il faut aller de l’avant », prévient le natif de Lomas de Zamora, qui garde des objectifs élevés.
« Le Mondial ? Je pense d’abord au match contre Nantes »
Participer au Mondial 2026 avec l’Argentine en est un. « Il y a toujours un risque, mais il reste 4-5 mois pour se montrer, ça dépend de moi. Je ne peux pas vous dire si j’ai parlé avec le sélectionneur, je le garde pour moi. Inconsciemment, on y pense, mais moi, je pense d’abord au match de dimanche contre Nantes. Je ne peux pas penser à ce qui va passer dans 4 mois. C’est important de profiter du moment. Si je peux aller au Mondial, ce sera génial, sinon je serai le premier supporter de l’Argentine. »
De Zerbi : « Si le Gabon ne veut pas d’Auba, moi je suis content de l’avoir »
Son entraîneur ne dit pas autre chose sur son « importance dans le groupe ». « Medina, peu importe le poste ou la position, je le veux sur le terrain. On a besoin de sa folie ! », s’exclame le Lombard avant de prendre la défense de Pierre-Emerick Aubameyang, revenu avant le dernier match du Gabon et au cœur d’une polémique. « Ça s’est mal passé pour le Gabon, mais c’est bien de l’avoir avec nous. J’ai lu des critiques sur lui. Si le Gabon ne veut pas de lui, moi je suis content de l’avoir avec nous, assure-t-il. Il est prêt, à 100%. Les critiques viennent du Gabon, on ne l’a jamais critiqué. En dehors du joueur exceptionnel qu’il est, on ne peut pas critiquer sa personne. Il est parti après le match contre Monaco avec un problème à la jambe, on a envoyé un kiné pour le soigner sur place. Il pourrait jouer dimanche », prévient De Zerbi, qui a rappelé sa volonté de gagner un trophée cette saison mais demeure focalisé sur les Canaris (« Il faut penser à Nantes, qui a changé d’entraîneur, de système de jeu »).
« Le mercato ? On a peut-être besoin de renforts »
Le coach de l’OM a forcément été questionné sur le mercato et les besoins olympiens : « On a peut-être besoin de quelque chose au rayon des arrivées. Pour les départs, il faut poser la question à Medhi ou à Pablo, pas à moi. Il faut comprendre notre marge financière, voir où on veut arriver… Je pense qu’on peut penser à quelque chose, mais pas forcément en attaque, ça peut être au milieu ou en défense. Quand on parle tous les trois, on le fait pour le bien de l’OM, pas pour nous », insiste-t-il.