Des rideaux de fer baissés. Rue d’Aboukir (IIe), dans le Sentier, les panneaux « à louer » s’intercalent entre les magasins de vêtements. D’après les chiffres de l’Atelier parisien d’urbanisme (Apur), 18 % des commerces de rez-de-chaussée de la capitale étaient vides dans cette rue en 2023, contre à peine 4 % vingt ans plus tôt.
Un taux de vacance qui dépasse désormais la moyenne parisienne établie autour de 11 %. Comment expliquer ces vitrines délaissées en plein cœur de la capitale ? L’Apur vient de publier une étude qui donne des clés d’explications. Un pourcentage permet de planter le décor : entre 2003 et 2023, 77 % des commerces de gros ― à savoir des grossistes qui vendent uniquement à des professionnels et en grande quantité ― ont disparu de la capitale.