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Publié le 02/01/2026 16:13
Mis à jour le 02/01/2026 16:55
Temps de lecture : 2min – vidéo : 3min

En matière de politique, la France sera marquée en 2026 par les élections municipales les 15 et 22 mars prochains. À Nice (Alpes-Maritimes), la bataille a déjà commencé avec un duel fratricide entre Christian Estrosi, le maire sortant, et Éric Ciotti, député de l’Union des Droites pour la République.
(France 2)
3min
En matière de politique, la France sera marquée en 2026 par les élections municipales les 15 et 22 mars prochains. À Nice (Alpes-Maritimes), la bataille a déjà débuté avec un duel fratricide entre Christian Estrosi, le maire sortant, et Éric Ciotti, député de l’Union des Droites pour la République.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Ambiance glaciale… À un mètre l’un de l’autre, ils s’évitent soigneusement. Regard en chien de faïence, le duel explosif à Nice, dans le département des Alpes-Maritimes, a commencé entre Christian Estrosi, qui brigue un quatrième mandat, et son ancien ami, désormais rival, le député Éric Ciotti, qui s’est allié à l’extrême droite. « Ce n’est pas simple pour le maire sortant. Il avait l’habitude de ne pas avoir vraiment d’adversaires lors des trois dernières campagnes, donc ça change un peu », constate Éric Ciotti.
Autrefois complices, ils sont désormais ennemis. « Chaque fois que je le croise, je le salue”, rétorque Christian Estrosi. La poignée de main n’aura finalement pas lieu. Il faut dire que la campagne est rythmée par les insultes, les coups bas et les attaques personnelles. “C’est compliqué. Il y a des tensions, moi j’ai le droit de le dire. Mais on va y arriver », observe Zara Boutayeb, artiste peintre.
Chaque semaine, Éric Ciotti multiplie les annonces et, dans sa permanence, ses partisans s’activent. Christian Estrosi, lui, se dit maire jusqu’au bout et fait valoir son bilan. « Les Niçois, vous savez, savent quelle est leur assurance-vie pour les années à venir et n’ont pas envie d’aventuriers », réplique Christian Estrosi.
Pour de nombreux habitants, Christian Estrosi a réussi à transformer la ville. Mais aujourd’hui, certains considèrent qu’il a fait son temps. Devant ce duel fratricide, il est difficile d’exister pour la gauche. Les candidats rappellent que les noms de Christian Estrosi et d’Éric Ciotti sont cités dans plusieurs enquêtes judiciaires, notamment pour détournement de fonds publics.
Fidèle à sa ligne, la gauche veut parler à ceux qui subissent la flambée des prix au quotidien. « Les logements pour touristes, c’est bien beau, mais ça exclut une partie des gens du coin et ça commence à poser de sérieux problèmes », dénonce Gilles Antonio, militant communiste.
Si elle est au second tour, la gauche se maintiendra quoi qu’il arrive. Mais elle a bien compris que la bataille pour la mairie de Nice se jouera à droite toute, entre les deux frères ennemis.