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Des agriculteurs en colère se sont retrouvés à l’entrée d’un village près de Toulouse ce vendredi.

A la veille de leur manifestation à Toulouse qu’ ils veulent à la fois symbolique de leur colère et de leur désarroi ,mais « pacifique », les quatre syndicats agricoles réunis en intersyndicale ont encore prouvé , ce vendredi, leur détermination à se faire entendre.Une centaine d’éleveurs de la Haute-Garonne se sont regroupés au rond – point de la départementale 632 , à l’entrée de Sainte-Foy-de-Peyrolières.

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Une dizaine d’engins agricoles

Avant le rituel casse-croute au bivouac improvisé autour des braséros , une dizaine d’engins ont bloqué la circulation tandis qu ‘étaient déversés sur la chaussée foin , paille et bois.L’espace de quelques heures avant l’arrivée de gendarmes locaux et de CRS d’Agen.Dans le calme le barrage a été levé pour se déplacer au rond point , libérant ainsi une circulation alternée.

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Rejoint par Luc Mesbah secrétaire général de la FDSEA 31,d’André Laveran ancien de SOS agriculture et président de «l’Armée révolutionnaire paysanne», Maxime Raud président de la coordination rurale 31 a rappelé l’ensemble des revendications du monde paysan « L’Etat les connait mais ne veut rien entendre» martèlent Maxime Raud et son épouse tous deux engagés dans la lutte,coiffés du bonnet jaune : «Nous sommes en colère car rien ne bouge» rappelle avec fermeté un agriculteur du muretain fidèle de toutes les luttes. La DMC, le Mercosur, les simplifications administratives, la nouvelle Pac ,les zones vulnérables…Tout est sujet à revenvendications avec ce mot d’ordre . «Nous ne lâcherons rien.Il y va de la survie de nos exploitations», résume un leader qui a sonné la fin de la manifestation en fin de journée.
Jean-Pierre Roland