Le président Volodymyr Zelensky a qualifié la frappe d’«odieuse», affirmant que «les rapports préliminaires indiquent que deux missiles balistiques ont frappé une zone résidentielle ordinaire».
Au moins 19 personnes ont été blessées vendredi 2 janvier à Kharkiv, dans le nord-est de l’Ukraine, lors d’une frappe russe sur un immeuble résidentiel du centre-ville, ont indiqué les autorités ukrainiennes. Parmi les blessés, un bébé de six mois et des personnes âgées de 20 à 70 ans, selon le gouverneur régional Oleg Synegoubov. «Presque toutes ont subi des blessures dues à l’explosion et des blessures causées par des éclats de verre», a-t-il ajouté sur Telegram.
Jeudi, la Russie avait accusé l’Ukraine d’avoir causé la mort de 27 personnes dans une frappe sur un café et un hôtel dans une zone du sud de l’Ukraine occupée par les troupes russes, affirmant qu’il y aurait des «conséquences», tandis que Kiev avait affirmé avoir pris pour cible un rassemblement militaire. Un journaliste de l’AFP à Kharkiv a pu voir sur place une rue recouverte de débris et de gravats d’où s’échappent encore des flammes, et des immeubles aux vitres entièrement soufflées.
Une attaque «odieuse»
Une vidéo publiée notamment par la première ministre Ioulia Svyrydenko, non-vérifiée par l’AFP, montre une explosion propulsant d’épaisses fumées dans l’air. Le président Volodymyr Zelensky a quant à lui qualifié la frappe d’«odieuse», affirmant que «les rapports préliminaires indiquent que deux missiles balistiques ont frappé une zone résidentielle ordinaire».
«Malheureusement, c’est ainsi que les Russes traitent la vie et les gens – ils continuent de tuer, malgré tous les efforts dans le monde, et particulièrement ceux des États-Unis, sur le processus diplomatique», a-t-il ajouté.