Le musée Fabre de Montpellier a franchi, ce vendredi 2 janvier, le cap symbolique des 100 000 visiteurs pour l’exposition consacrée à Pierre Soulages. À deux jours de sa clôture, la fréquentation confirme le succès des grandes expositions culturelles montpelliéraines.

Une barre symbolique. Celle du 100 000e visiteur pour l’exposition Pierre Soulages, la rencontre a été franchie, ce vendredi 2 janvier, dans le courant de la matinée, au musée Fabre. Le privilège est revenu à Elena et Lucas, en visite pendant les vacances. « On a l’impression d’avoir gagné au loto. Ce n’est pas commun d’arriver à un endroit et d’être interviewé. C’est sympa de découvrir la culture. On espère en connaître davantage de Soulages, une fois sortis d’ici », rigolait le duo. Ces derniers se sont vus remettre en cadeau un livre sur l’exposition des mains de la directrice du musée, Juliette Trey, et du maire de Montpellier.

La file d’attente pour l’exposition de Pierre Soulages, ce vendredi 2 janvier.

La file d’attente pour l’exposition de Pierre Soulages, ce vendredi 2 janvier.
Midi Libre – TOM SERRANO

Michaël Delafosse s’est félicité de ce succès de fréquentation. « Il y a à la fois les Montpelliérains, les Héraultais, les Aveyronnais, mais aussi beaucoup de touristes étrangers qui sont venus voir cette exposition majeure. En 2007, le musée a rouvert après une donation de Pierre Soulages. Après sa disparition, il nous avait semblé important de faire une grande exposition qui trace toutes les influences de Pierre Soulages dans son travail, en forme d’hommage. »

L’anecdote de la rencontre des Soulages

Le maire et président de la Métropole en a profité pour confier l’anecdote de la rencontre de Pierre Soulages avec sa femme, Colette. « Quand j’étais allé les rencontrer à Sète en 2021, je leur avais demandé comment ils s’étaient connus. Il habitait rue du Bayle. Ce jour-là, à Montpellier, il y avait eu la rencontre entre Pétain et Franco devant la préfecture. Jeune étudiant, Pierre Soulages était choqué qu’une partie de la population acclame Franco. Il était en colère, donc il est allé prendre un café avec Colette et, depuis, ils ne s’étaient plus quittés. Montpellier a compté pour lui, et quel plus beau cadeau que plus de 100 000 personnes viennent découvrir. »

À lire aussi :
« Un diamant caché », Soulages, Van Gogh, Delacroix : comment le musée Fabre va fêter en grande pompe ses 200 ans à Montpellier

À deux jours de la clôture de l’exposition, présente depuis le 28 juin, cette réussite est à mettre en lien avec les autres succès culturels, comme les 300 000 visiteurs de l’exposition Adventice de JR au Carré Sainte-Anne ou les bons débuts de la rétrospective de Raymond Depardon au Pavillon populaire. « Il faut défendre la culture. C’est le cœur battant d’une société », conclut l’édile.