Toute la panoplie du photographe sportif professionnel ! La vie de Loïc Wacziak, photographe depuis 2016 et féru de sports américains, tient dans sa valise. Deux boîtiers professionnels Canon R3 avec six optiques y sont rangés. Sans oublier son téléobjectif 100-300 de chez Canon. Un équipement grâce auquel il obtient, courant décembre, la deuxième place au concours photographique organisé par la Fédération internationale de tennis. La photo lui permettant de décrocher cette récompense est celle de Corentin Moutet, joueur de tennis français, en train de basculer sur le sol lors du Rolex Paris Masters , en 2025. Et elle n’est ni retouchée, ni modifiée ! Une fierté pour ce Florangeois de 39 ans ainsi que toute sa famille. « Je suis là pour immortaliser quelque chose qui peut-être historique et pour savourer l’instant présent ! » Et cela, il le fait également en capturant, avec son appareil photo, le dernier match et les derniers instants de Rafael Nadal à Roland Garros, en 2024. Avec des jeux d’ombres et de lumières. « J’ai même eu droit à un retour de sa part », sourit le natif d’Algrange.

Trois photos parmi 20 000 autres

Organisé tous les ans, le concours Photograph of the year est accessible aux photographes du monde entier. Professionnels comme amateurs. Et depuis quatre ans, Loïc envoie, à chaque édition, trois clichés mettant en lumière tennismen, tenniswomen ou sportifs en situation de handicap. « La responsable photo de la fédération française de tennis m’a poussé à y prendre part. » Et force est de constater qu’elle a bien fait !

Mais pourquoi a-t-il opté pour ces trois images parmi 20 000 autres prises à Roland Garros et au Rolex Paris Masters ? « Alcaraz a eu une année incroyable », sourit le trentenaire, passionné et les yeux pétillants. Pour Corentin Moutet, la raison est différente. « Il s’agissait d’une photo que je n’avais jamais prise. La plupart des photos que je fais, ce sont des mouvements maîtrisés par les joueurs. Là, le tricolore ne savait pas qu’il allait réaliser ce geste-là. Ce n’était pas naturel. » Ne reste plus qu’à Loïc Wacziak de déclencher l’appareil au bon moment… La troisième choisie par le natif d’Algrange est filée (en flou de mouvement). Prise en vitesse lente , elle met en avant l’Américain Ben Shelton. « Là, avec le public en fond, cela ressemble à une peinture impressionniste », sourit-il.

Et après une aussi belle récompense, il n’a pas envie de s’arrêter en si bon chemin. « Il y a d’autres tournois de photos. » Il cite, par exemple, le World Sports Photography Awards auquel il participe aussi. De quoi ouvrir la porte à de nouvelles récompenses à venir pour ce trentenaire, dont le rêve serait de couvrir d’autres tournois du Grand Chelem et particulièrement Wimbledon.