REPORTAGE – Ulcérés par l’augmentation des prix et la répression du régime des Mollahs, les Iraniens ont gagné la rue et les universités. Un mouvement inédit où revendications politiques et économiques se rejoignent dans un seul objectif : en finir avec la République islamique.

C’est une vague qui enfle et s’étend progressivement à tout le pays. Depuis dimanche 28 décembre, les manifestations antirégime se multiplient à travers l’Iran, dénonçant sa corruption et son incapacité à offrir à la population autre chose que la répression.

Partie du plus grand marché de téléphones portables de Téhéran, à l’arrêt pour dénoncer l’hyperinflation, la colère s’est vite propagée au Bazar et dans les quartiers de Vanak, Manouchehri ou encore Lalezar, considérés comme le cœur battant de Téhéran. Ce jour-là, les commerçants, bijoutiers et agents de change baissent les uns après les autres leurs rideaux de fer pour protester contre l’effondrement du rial, la monnaie locale. Mais l’étincelle embrase vite les rues, faisant basculer la grogne contre l’asphyxie économique en un nouveau mouvement de contestation politique. « Mort à Khamenei » (guide suprême iranien), « A bas le dictateur ! », « Iranien ! Crie haut et fort pour tes droits ! », s’époumonent…

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Le Figaro

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