Depuis plusieurs semaines, le nom d’Oliver Cowie revient avec insistance dans les discussions autour du Rugby Club Toulonnais. À Mayol, le public s’interroge, parfois s’impatiente.

Peu utilisé malgré un statut flatteur chez les jeunes internationaux, le centre de 20 ans cristallise les débats, notamment sur les réseaux sociaux, où sa gestion suscite de nombreuses interrogations.

Vainqueur du Tournoi des Six Nations U20 l’an passé avec les Bleuets, Cowie avait pourtant lancé sa saison avec deux titularisations lors des deux premières journées de Top 14. Depuis, son temps de jeu s’est considérablement réduit, au point d’alimenter une certaine incompréhension.

Face aux critiques, le manager varois Pierre Mignoni avait d’ailleurs répondu sans détour : « On me demande pourquoi certains mecs ne jouent pas. Pour Oliver Cowie, il se devait d’avoir une période de réathlétisation. »

Une trajectoire assumée par le club

En interne, Toulon assume pleinement cette trajectoire. Pour le staff, il ne s’agit pas d’un déclassement mais d’une gestion individualisée. « Après ça, il va vite reprendre avec nous. Pour l’instant, il va redonner quelques matchs avec les espoirs. Par la suite, il sera opérationnel », expliquait Mignoni il y a quelques semaines.

L’objectif est clair : renforcer le joueur sur le plan physique, notamment après une saison marquée par plusieurs pépins. Touché successivement à la cheville, au poignet puis à l’épaule, Cowie a suivi un programme spécifique de prévention afin de solidifier le haut de son corps, secteur clé pour exister au plus haut niveau.

Un potentiel reconnu, une patience exigée

En coulisses, personne ne remet en cause le potentiel du jeune centre. Lui-même en a conscience et l’a exprimé avec lucidité :

« Je fais tout pour m’améliorer, à enchainer des matches avec les espoirs. Pour le reste, les gens parlent de moi, il faut juste prendre le positif et l’accepter. Néanmoins, je sais que rien n’est acquis. J’ai conscience des attentes mais plusieurs joueurs avant moi n’ont pas été en mesure d’exploiter leur potentiel. Moi, je suis le plan et je fais tout ce que je peux pour engranger des minutes. »

Ses récentes sorties avec les Espoirs confirment cette progression. Cowie y retrouve du rythme, marque des points et s’illustre même dans des contextes difficiles, notamment à La Rochelle, au cœur d’une concurrence relevée avec « Jerem » (Sinzelle, NDLR), Mathieu (Smaili) ou encore des joueurs issus de sa génération.

Aucune ouverture pour un départ

Malgré les rumeurs, le club varois reste ferme. Ces derniers jours, le journaliste Alexandre Priam a révélé les intérêts du Stade-Français Paris et du Racing 92 pour le jeune Toulonnais.

Mais le RCT n’a aucune intention de se séparer de Cowie. Les bruits évoquant des intérêts venus d’ailleurs ont été balayés en interne. « Ce sont des bêtises », tranche une source proche du dossier via Midi Olympique, rappelant que les parties étaient déjà engagées jusqu’en 2027.

À Toulon, le message est clair : Oliver Cowie est un investissement d’avenir. Le club préfère la patience à la précipitation, convaincu que le temps jouera en faveur d’un joueur dont le potentiel ne fait aucun doute, mais dont l’éclosion doit être maîtrisée.