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Avec l’évolution des plages tarifaires heures pleines / heures creuses, certaines périodes de la journée offrent aujourd’hui un avantage réel sur la facture d’électricité, sans modifier ni les habitudes ni le confort.
La logique de l’heure idéale
Le principe des heures creuses repose sur un tarif du kilowattheure plus bas, destiné à inciter les consommateurs à décaler certains usages hors des périodes de forte demande. Si ce mécanisme est ancien, sa mise en œuvre a évolué : selon les contrats et les zones géographiques, les heures creuses ne sont plus uniquement nocturnes et peuvent inclure des plages en journée. Pour un appareil électroménager comme le lave-vaisselle, dont un cycle représente une part non négligeable de la consommation domestique, ce décalage horaire constitue une source directe d’économie d’énergie.
Les plages horaires à privilégier
Dans de nombreuses communes, les heures creuses s’étendent désormais sur une fenêtre comprise entre 11 h et 17 h, en complément d’une amplitude nocturne souvent située entre 20 h et 8 h. Les horaires exacts varient selon le fournisseur et le contrat, mais le repère reste simple : lancer le lave-vaisselle pendant ces périodes permet de bénéficier d’un tarif réduit sans concentrer les usages en soirée, moment où la demande globale du réseau est la plus élevée.
Pourquoi ce choix pèse sur la facture
L’impact financier ne tient pas seulement à l’appareil utilisé, mais au moment où sa consommation s’ajoute à celle du reste du foyer. En soirée, la combinaison du chauffage, de la cuisson, de l’éclairage et des écrans place souvent le compteur en heures pleines. À l’inverse, en heures creuses, le prix du kWh est sensiblement plus bas : autour de 0,27 € en heures pleines contre environ 0,2068 € en heures creuses, selon les grilles tarifaires en vigueur. Pris isolément, l’écart peut sembler limité, mais répété plusieurs fois par semaine, il devient une stratégie concrète de réduction de la consommation électrique.
L’effet cumulatif des bons réglages
Un lave-vaisselle utilisé quatre à cinq fois par semaine, programmé systématiquement sur les heures creuses et associé à un programme éco, permet de lisser la consommation et d’éviter les pics coûteux. À l’échelle de l’année, ce type d’ajustement contribue à stabiliser la facture, sans imposer de contraintes supplémentaires. L’efficacité énergétique repose ici sur la régularité : ce sont les usages répétés, et non les gestes ponctuels, qui font la différence.
Programmer facilement, sans contrainte
La mise en pratique reste simple. Il suffit d’identifier ses heures creuses sur la facture ou l’espace client du fournisseur, puis d’utiliser la fonction de départ différé du lave-vaisselle. Les modèles récents permettent de programmer le cycle en quelques secondes, même en l’absence des occupants. Lorsque les heures creuses sont nocturnes, un démarrage en fin de nuit peut également être pertinent, sous réserve du niveau sonore de l’appareil et des recommandations du fabricant.
Le point souvent négligé
Contrairement à une idée répandue, le « bon » moment n’est pas toujours la nuit. Les plages de journée, de plus en plus fréquentes, offrent une solution pratique pour répartir la consommation et soulager le réseau aux heures de pointe. L’approche la plus efficace consiste à synchroniser les usages programmables — lave-vaisselle, lave-linge, chauffe-eau pilotable — sans les faire fonctionner simultanément. Cette coordination permet une gestion de l’énergie plus intelligente et durable, fondée sur des habitudes simples et faciles à maintenir dans le temps.