Donovan Taofifenua, ailier recruté cet été par le MHR et en difficulté depuis le début de saison, raconte comment il a vécu ses premiers mois à Montpellier et comment ses deux essais contre la Section Paloise (35-33) lui ont fait un bien fou.
On imaginait son soulagement. Quand il a inscrit ses deux essais contre la Section Paloise (35-33), la semaine dernière, Donovan Taofifenua a (en partie) balayé six derniers mois bien fades sportivement. « Franchement, je suis heureux. Surtout que j’appréhendais un peu ce match. Je m’étais un peu blessé la semaine avant et il y a eu la coupure de Noël la semaine de la rencontre. Je ne m’étais quasiment pas entraîné. Au final, ça s’est très bien passé. Et je me sens de mieux en mieux », confie, cette semaine, l’ailier de 26 ans, cousin de Sébastien et Romain Taofifenua.
« Tao » peut enfin être plus libéré sur le terrain, arrêter de ressasser son coup de pied malheureux à Montauban (20-20) en début de saison et des performances en dents de scie, obligeant le staff à le mettre au frigo durant deux mois, histoire de se remettre physiquement et mentalement.
Le champion du monde U20 de 2019, arrivé cet été du Racing 92 après des années perturbées par les blessures, n’a pas vécu une année comme les autres en 2025.
Une place à prendre
« Heureusement qu’en fin de saison dernière, avec le Racing, j’ai pu me remettre dedans. Je sortais de huit mois sans jouer à cause de mon ischio-jambier. Et c’est quand j’ai commencé à retrouver mes sensations, que je me sentais mieux, que la saison s’est arrêtée », explique l’intéressé dans un premier temps. « Ensuite, j’ai eu beaucoup de changements dans ma vie. Un déménagement, un nouveau club, une blessure rapide en début de saison malgré des bons matches amicaux. Heureusement qu’il y a eu l’arrivée de mon fils, ça m’a fait beaucoup de bien. »
Une fois cette transition digérée, Donovan Taofifenua a baissé la tête et bossé. Malgré la concurrence des excellents Maël Moustin et Gabriel Ngandebe, il n’a pas moufté. « On lui a dit qu’on lui faisait confiance. On a voulu qu’il vienne. Ce n’est pas facile de changer de club et d’être papa en même temps, et de se blesser tout de suite. Il a des circonstances qui expliquent des choses. Mais c’est un bon mec, compétiteur. Il a fait un bon match à Pau, mais il peut faire encore mieux. Il s’entraîne très bien depuis plusieurs semaines. Maël est blessé, à lui d’en profiter », assure son entraîneur de l’attaque, Benoît Paillaugue. Une chance à saisir.
