Top 15 mondial : une rue du 3e arrondissement de Paris fait
sensation
Chaque année, le palmarès des « rues les plus cool du monde » fait
parler. L’édition 2025, dévoilée en novembre, retient 31
rues aux quatre coins du globe pour leur énergie, leur
scène culinaire et leur esprit de quartier. De Rio à Osaka, en
passant par Porto, ce baromètre dresse un inventaire du
vivre-ensemble urbain. Surprise parisienne : ce n’est ni Belleville
ni Ménilmontant qui s’illustre, mais une ruelle du centre
historique, côté 3e.
La rue en question coche toutes les cases : gastronomique,
culturelle, locale. Elle s’offre une place dans le top
15 mondial grâce à une identité très ancrée. On y croise
habitués, artisans, galeristes et gourmands dans un ballet continu.
Laquelle ?
Rue des Gravilliers classée 13e par Time Out en 2025
Elle s’appelle la rue des Gravilliers, dans le
Marais, au 3e arrondissement.
L’une des plus anciennes voies de Paris, attestée depuis le XIIIe
siècle, elle prend la 13e place du classement 2025
de Time Out sur 31 rues à travers
le monde. En tête, la Rua do Senado à Rio de
Janeiro, suivie d’Orange Street à Osaka et de la Rua do
Bonjardim à Porto. Planquée entre façades typiques et
ateliers, elle conserve une allure de village.
Sur quelques centaines de mètres, la rue mixe ateliers
d’artisans du cuir, cantines asiatiques héritées du plus ancien
Chinatown parisien, tables tendance et galeries d’art contemporain.
On y déjeune chez Jixiao’s Buns, on dîne chez
Finka, Mischief ou Derrière, on passe chez Taka et Vermo pour un
fromage puis chez Sain pour un pain au levain, et l’œil accroche
les accrochages de Balice Hertlin et PACT.
Adresses et atmosphère : pourquoi la rue des Gravilliers
attire
Le niveau culinaire y grimpe encore avec Datil,
la table végétale de Manon Fleury, sacrée au Time
Out Food and Drink Award 2024 du Meilleur Restaurant. Recettes
végétales inspirées, sourcing précis, service en douceur : la
signature qui tire toute la rue vers le haut. En soirée, le bar à
cocktails Spootnik, caché en sous-sol, prolonge la balade avec une
programmation qui fait bouger les murs.
Côté culture, les galeries Balice Hertlin et PACT exposent de
jeunes artistes et animent les vernissages. Et pour souffler entre
deux adresses, l’hôtel Jules et Jim joue le refuge feutré au milieu
du tumulte, cour au calme comprise. Le portrait se dessine vite :
une rue dense, gourmande et créative, plus vécue qu’instagrammée,
où l’on habite autant qu’on traverse.
Que dit ce classement du Paris
d’aujourd’hui ?
La présence de la rue des Gravilliers dans le
top 15 raconte un Paris bien actuel : pas un
décor, une vie. Les critères mis en avant ne se limitent pas à la
beauté des façades, mais à ce qui se vit à hauteur de trottoir :
gastronomie, culture, loisirs, esprit de quartier, créativité. À
Rio, Osaka ou Porto, les rues distinguées partagent ce même
souffle, des lieux où l’on mange bien, où l’on crée, où l’on vit
vraiment.
Dans ce paysage international, le Marais aligne
sa version très parisienne du cool, sans folklore. Après
Ménilmontant, c’est désormais cette artère médiévale du centre qui
capte les regards, entre souvenirs d’artisanat, héritage asiatique
et nouvelles tables. Une rue que l’on parcourt lentement, de midi à
minuit, et qui résume, à sa façon, le Paris d’aujourd’hui.