Par

Fabien Binacchi

Publié le

3 janv. 2026 à 5h48

Les autorités ont pris cette décision en urgence et au vu des derniers résultats d’analyse. Les coquillages prélevés depuis le 29 décembre 2025 dans un large périmètre de l’Étang de Berre, près de Marseille, doivent être retirés de la vente et ne pas être consommés, prévient la préfecture des Bouches-du-Rhône. Ils présentent un danger pour l’homme.

Voici ce qu’il se passe.

Un niveau de toxines supérieur au seuil réglementaire

« La mise à la consommation […] des coquillages ‘bivalves fouisseurs’» pêchés dans deux zones de l’Étang de Berre, est interdite, selon un arrêté de la préfecture des Bouches-du-Rhône publié ce vendredi 2 janvier 2026. Et, ce, jusqu’à nouvel ordre.

Palourdes, tellines et autres praires prélevées depuis le 29 décembre présentent un risque pour la santé. « La présence de toxines lipophiles en quantité supérieure au seuil réglementaire » a été détectée, précisent les autorités.

Des symptômes digestifs

Sur son site Internet, le ministère de l’agriculture précise que ces « substances toxiques pour l’homme », également appelées « phytoplancton toxinogène », sont « produites par certaines espèces de microalgues ». Et notamment, en France, Dinophysis.

Les symptômes associés à la consommation de coquillages contaminés par des toxines lipophiles sont essentiellement d’ordre digestif : la diarrhée, la nausée, les vomissements, les douleurs abdominales, et les frissons. Des troubles secondaires comme les céphalées, les vertiges, la fièvre et une tachycardie sont aussi observés à l’occasion.

Ministère de l’agriculture

Et même si les coquillages concernés sont cuits, ils présentent un danger : les toxines lipophiles étant « thermostables », c’est-à-dire qu’elles ne sont pas détruites par la chaleur.

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Des prélèvements réguliers

L’alerte concerne « tous les coquillages prélevés depuis le 29 décembre 2025 inclus ». Ils « doivent être retirés de la commercialisation et rappelés pour ceux qui ont déjà été vendus », fait également savoir la préfecture des Bouches-du-Rhône.

L’interdiction en vigueur sera levée après l’obtention de « résultats conformes aux seuils de sécurité sanitaire » sur des prélèvements réguliers de palourdes.

« Les personnes qui auraient consommé des coquillages suspects et qui présenteraient ces symptômes doivent consulter leur médecin traitant ou un centre antipoison en leur signalant cette consommation », peut-on lire sur le site du ministère.

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