Le conseil municipal de Strasbourg (Bas-Rhin), qui s’oppose à la dissolution des collectifs « Jeune Garde » et « Urgence Palestine » depuis juin dernier, a été recadré par le tribunal administratif. Selon France 3, une motion avait été adoptée afin de défendre ces associations menacées de dissolution.
Mais le tribunal administratif de Strasbourg considère que la ville doit se limiter à des sujets présentant un intérêt public local.
La motion, annulée par le tribunal administratif
Dans un communiqué de presse, l’institution judiciaire considère que le groupe Urgence Palestine ne relève pas d’un intérêt local pour la ville de Strasbourg que la situation à Gaza dépend de la politique étrangère de la France et non de la mairie de Strasbourg. Pour rappel, Urgence Palestine a été créée en 2023 pour défendre le peuple palestinien.
En avril 2025, le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, avait engagé la procédure de dissolution du collectif. Il avait pris la même décision concernant le collectif la Jeune Grade, une organisation antifasciste lyonnaise dont le tribunal administratif de Strasbourg considère qu’elle « s’est livrée à des actions violentes et des agressions, contraires au respect des valeurs démocratiques et à la pluralité d’opinions par ailleurs défendues par la motion municipale ». La Jeune Garde conteste sa dissolution et un recours devant le Conseil d’Etat a été déposé. Elle a reçu à nouveau le soutien du conseil municipal.