L’alimentation est souvent présentée comme un levier majeur de
prévention du cancer, mais entre croyances
populaires et données scientifiques, il est parfois difficile de
s’y retrouver. Certaines recommandations surprennent, surtout
lorsqu’elles viennent de professionnels qui appliquent ces
principes à leur propre quotidien. Une experte en
nutrition anticancer a ainsi décidé d’exclure
totalement plusieurs produits pourtant très répandus. Pas par effet
de mode ni par peur excessive, mais à la lumière de travaux
scientifiques solides et d’années d’observation clinique.

Les aliments qu’elle a complètement supprimés de son
quotidien
Les viandes transformées et le risque cancéreux avéré

Parmi les premiers produits qu’elle a éliminés figurent les
charcuteries et viandes transformées. Saucisses,
jambons industriels, bacon ou nuggets contiennent des nitrites et
nitrates utilisés pour la conservation. Selon de nombreuses études
épidémiologiques, ces substances favorisent la formation de
composés cancérogènes dans l’organisme. L’Organisation mondiale de
la santé classe d’ailleurs ces produits comme cancérogènes certains
pour le cancer colorectal. L’experte souligne que
leur consommation régulière agit comme une exposition chronique,
même à faibles doses, ce qui justifie selon elle une suppression
totale plutôt qu’une simple réduction.

Les sucres raffinés et l’inflammation chronique

Le sucre blanc, les sodas, les pâtisseries industrielles et les
céréales ultra sucrées ont aussi disparu de son alimentation. Non
pas parce que le sucre “nourrit le cancer” directement, mais parce
qu’il entretient une inflammation chronique et
favorise l’insulinorésistance. Ces deux mécanismes sont aujourd’hui
clairement associés à un terrain biologique favorable au
développement tumoral. L’experte insiste sur le fait que le
problème vient surtout des sucres rapides, omniprésents dans les
produits transformés, qui perturbent durablement
le métabolisme et affaiblissent les mécanismes naturels de
protection cellulaire.

Les aliments ultra-transformés et le stress oxydatif

Plats préparés, snacks industriels et produits longue
conservation constituent la troisième catégorie éliminée. Riches en
additifs, émulsifiants et graisses dégradées, ils augmentent le
stress oxydatif, un facteur clé dans les
dommages cellulaires. Selon l’experte, ces
produits surchargent l’organisme de substances inutiles que le foie
doit constamment neutraliser. À long terme, cette surcharge réduit
la capacité du corps à réparer l’ADN endommagé. Elle rappelle que
même des aliments perçus comme “pratiques” peuvent devenir
problématiques lorsqu’ils constituent une base régulière de
l’alimentation.

Ce qu’elle privilégie désormais pour
protéger sa santé
Les aliments bruts riches en antioxydants naturels

À la place, elle mise sur une alimentation composée
majoritairement de produits bruts. Fruits, légumes, légumineuses et
céréales complètes apportent des antioxydants
naturels
essentiels pour neutraliser les radicaux libres.
Ces composés protègent les cellules contre les agressions
quotidiennes liées à la pollution, au stress ou aux inflammations
silencieuses. L’experte insiste sur la variété plutôt que sur un
super-aliment miracle, indique Doctissimo. Chaque couleur
végétale correspond à des molécules différentes, dont l’action
combinée offre une protection bien plus efficace qu’un complément
isolé.

Les bonnes graisses et la protection cellulaire

Elle accorde aussi une place centrale aux graisses de qualité.
Huile d’olive, noix, poissons gras et graines apportent des
acides gras essentiels qui
participent à la protection cellulaire.
Contrairement aux graisses industrielles, ces lipides soutiennent
les membranes des cellules et modulent favorablement
l’inflammation. L’experte précise que supprimer
les mauvaises graisses sans réintroduire les bonnes serait une
erreur fréquente. Le cerveau, le système hormonal et le système
immunitaire dépendent étroitement de cet équilibre lipidique.

L’approche durable de la prévention nutritionnelle

Enfin, elle insiste sur un point clé souvent négligé. L’objectif
n’est pas la restriction permanente, mais une prévention
nutritionnelle
cohérente et durable. Elle rappelle que la
culpabilité alimentaire est contre-productive et qu’un changement
efficace repose sur la régularité, pas la perfection. En supprimant
certains produits à risque et en construisant une base
alimentaire protectrice
, elle affirme avoir gagné en
énergie, en clarté mentale et en sérénité. Une démarche qu’elle
recommande comme un investissement à long terme plutôt qu’un régime
temporaire.