Ce samedi, Peato Mauvaka (28 ans, 42 sélections) va retrouver les terrains, un peu plus de huit mois après sa rupture des ligaments croisés du genou droit. Le talonneur international va devoir retrouver ses sensations pour espérer retrouver la place qui était la sienne dans la rotation.

Plus de huit mois après sa rupture des ligaments au genou droit, Peato Mauvaka va reprendre la compétition ce samedi, à Perpignan. L’encadrement a placé le talonneur international sur le banc pour cette première sortie de l’année 2026. Comme il l’avait planifié, espéré : “Sa blessure a bien évolué, on est largement dans les temps, a réagi Virgile Lacombe, ce vendredi. Il y a eu une période au cours de laquelle on a insisté sur le travail de renforcement du haut du corps pour le préparer à revivre les phases de conquête, la mêlée notamment. Il a ensuite été réintégré au fur et à mesure dans la partie collective : avec du séparé d’abord puis les entraînements à quinze contre quinze. Ça fait deux semaines qu’il participe pleinement aux séances. Il a peut-être eu un petit peu d’appréhension au début mais je pense que le fait de bien vivre ces semaines-là l’a rassuré. Tout va bien.”

Au-delà de son état de forme et de ses sensations du moment, Peato Mauvaka va de nouveau se frotter au jeu de la concurrence toulousaine. Qui n’a sûrement jamais été aussi dense à son poste entre le retour au premier plan de Julien Marchand, la progression du néocapé Guillaume Cramont et l’émergence du grand espoir Thomas Lacombre : “Peato revient avec une forme de concurrence devant lui, présente le spécialiste du jeu d’avants. Il sait qu’il va devoir de nouveau prouver, puisque c’est la loi du sport de haut niveau de retrouver sa place, d’être capable de faire de bonnes performances pour pouvoir jouer et redevenir titulaire. Maintenant, ça se fera progressivement.” L’intéressé cherchera à n’en pas douter à accélérer le processus, qui plus est à un mois du début du Tournoi des 6 Nations : “Si dans les prochaines semaines, on arrive à lui faire acquérir un petit peu de temps de jeu et que lui continue à se rassurer, ce serait une bonne chose. Sachant que le garçon est compétitif, je ne suis pas trop inquiet quant à son envie de jouer.”

« Gérer comme on le fait à tous les postes »

Si Peato Mauvaka retrouve toutes ses facultés, les choix de composition risquent rapidement de s’apparenter à des doubles dilemmes pour le staff. Un problème de riches auquel les têtes pensantes de la maison sont habituées à faire face, comme l’a rappelé Virgile Lacombe : “J’ai envie de dire qu’on va gérer ça comme on le fait à tous les postes. En pilier, par exemple : ils sont quatre à gauche, quatre à droite. Ils sont presque tous internationaux. On est parfois obligés de récompenser des performances, parfois de remettre des joueurs sur le terrain parce qu’ils ont travaillé dur en interne et qu’ils le méritent. Tant qu’on aura de bons résultats, ce sera plus simple pour nous d’avoir cette rotation et de permettre à tous les gars de se montrer. Par la suite, sur la fin de saison, il y aura des choix un peu plus tranchés à effectuer. Comme on l’a tout le temps fait, ça dépendra de l’adversaire, des semaines d’entraînement, des combinaisons de joueurs ou encore du style de jeu qu’on veut mettre en place.” La question risque de se poser dès la semaine prochaine, à l’occasion du déplacement capital sur la pelouse des Saracens.