Un membre des forces de sécurité a été tué « à l’arme blanche et par balles » dans l’ouest de l’Iran, a rapporté samedi l’agence de presse Mehr, au septième jour d’une mobilisation initialement liée à la vie chère, qui s’est depuis élargie à des revendications politiques.
« Ali Azizi, membre du Bassidj, est tombé en martyr après avoir été poignardé à l’arme blanche et par balles dans la ville de Harsin, lors d’un rassemblement d’émeutiers armés » vendredi, a indiqué Mehr, citant un communiqué des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique.
La contestation en Iran touche ou a touché, à des degrés divers, au moins 25 villes différentes, essentiellement de taille moyenne et situées dans l’ouest et le sud-ouest du pays où des affrontements ont été rapportés, selon un comptage de l’AFP basé sur les annonces officielles et des médias.
Un mouvement pour protester contre l’hyperinflation
Le mouvement de contestation est parti de Téhéran, où des commerçants ont fermé boutique pour protester contre l’hyperinflation et le marasme économique, avant de gagner des universités et de s’étendre à une partie du pays.
Le président Donald Trump avait menacé vendredi d’une intervention américaine en Iran si des manifestants y étaient tués dans le cadre de la mobilisation en cours, les autorités iraniennes prévenant qu’elles riposteraient si cette « ligne rouge » était franchie.
Des affrontements localisés entre manifestants et forces de l’ordre ont fait six morts jeudi dans l’ouest de l’Iran, selon des médias locaux.