Depuis le début de la guerre en Ukraine, le ton employé par de nombreux responsables politiques et militaires européens s’est durci. Entre appels à un « service volontaire », diffusion de « kits de survie » et déclarations sur la nécessité d’ »accepter de perdre ses enfants », le vocabulaire martial s’est installé dans le débat public. À tel point que la question n’est parfois plus de savoir si la Russie pourrait nous menacer, mais quand.

Cette inquiétude repose moins sur la perspective d’une invasion classique que sur des signaux diffus. Survols de drones au-dessus de sites sensibles, cyberattaques contre des infrastructures, campagnes de désinformation : autant d’actions que des spécialistes qualifient de menaces hybrides. Une conflictualité à bas bruit, permanente, qui fragilise sans déclencher l’article 5 de l’Otan.

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