La résolution de l’OGC Nice pour 2026 ? Sans doute ne pas faire revivre à ses supporters l’affreux semestre qui vient de s’achever.
Les rebondissements et les déceptions n’ont pas manqué ces derniers mois mais cela appartient au passé et c’est dans une tout autre dynamique en coulisses que le Gym, 13e de Ligue 1 à 5 points du barragiste, attaque la suite de sa saison.
Le duo d’anciens présidents Rivère-Cohen est arrivé à la rescousse et il a choisi un autre ex de la maison rouge et noire Claude Puel pour mener l’opération maintien au sein d’un commando qui fleure certes la nostalgie mais surtout l’amour du club et l’expérience.
La mission commence dès ce samedi soir contre Strasbourg, septième, dans une Allianz Riviera débarrassée du poids du boycott, même s’il faut encore patienter pour les retrouvailles avec la Populaire Sud.

Wahi sur le banc, 16 absents
Puel peut-il faire mieux que son prédécesseur Franck Haise ? C’est une question à laquelle on est aujourd’hui bien incapable de répondre et qui ne trouvera d’ailleurs pas de réponse immédiate.
Ce que l’on sait en revanche, c’est que la situation intenable en interne réclamait du changement et du neuf. Un 9, c’est exactement ce que l’OGC Nice est allé chercher, du côté de l’Eintracht Francfort avec Elye Wahi.
L’ancien Montpelliérain a du talent mais une jauge de confiance à 0 et il n’aurait pas mis toutes les chances de son côté en Allemagne pour la faire remonter.
Or, le joueur de 23 ans est dos au mur, le club aussi et le deal pourrait être sacrément payant pour une équipe qui a brillé par son inefficacité depuis le début de la saison.
Il faudra patienter un peu pour le voir à l’œuvre puisque Wahi a été jugé trop juste physiquement pour être aligné d’entrée ce soir dans un premier onze qui n’aura pas laissé beaucoup de marge de manœuvre à Claude Puel, en raison des très nombreuses absences (16 !).
Redresser un club qui reste sur six défaites d’affilée en championnat n’était déjà pas tâche aisée, le faire dans ces « conditions très particulières » est un sacré challenge.
Mais le nouvel entraîneur niçois a apprécié les premiers échanges avec son effectif et ce que ce dernier, même décimé, a montré en séances, lors de cinq premiers jours vécus intensément et en vitesse accélérée.
« Tout ne sera pas parfait. On a besoin de spontanéité, de se lâcher, d’entreprendre. Mais j’aimerais voir sur le terrain ce que j’ai aperçu à l’entraînement », a expliqué Puel. Lequel a beaucoup insisté auprès de ses hommes sur la notion de plaisir, en plus d’esquisser les prémices du style qu’il souhaite imprimer.
La qualification contre Saint-Etienne (2-1), avant la trêve et le départ de Franck Haise, avait participé à ramener un peu de sourires dans les rangs du Gym. Le premier match de l’année doit initier son renouveau.