Le 21 novembre 2024, l’ex-candidate Reconquête aux législatives de 2022 avait été reconnue coupable de provocation à la haine, pour des propos écrits sur son compte Facebook. Condamnée à quatre mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Montpellier, elle avait aussitôt annoncé faire appel de cette décision. Elle sera à nouveau jugée ce lundi 5 janvier à la Cour d’appel de Montpellier.
« Si c’est la guerre que les racailles veulent, ils vont l’avoir. Dans les années 80, il existait des ratonnades. Au risque de choquer, ça peut recommencer, mais nous ne laisserons pas nos enfants se faire assassiner lâchement par des racailles en surnombre et armées… ». Fin 2023, c’est en ces termes que l’ex-candidate zemmouriste aux élections législatives à Montpellier, Florence Médina, avait réagi à la mort du jeune Thomas, à Crépol dans la Drôme.
Condamnée pour provocation publique à la haine
Cette publication sur son compte Facebook lui avait valu d’être poursuivie et condamnée en novembre 2024 pour provocation publique à la haine. Le tribunal correctionnel de Montpellier avait prononcé à son encontre une peine de quatre mois de prison avec sursis, trois ans d’inéligibilité, obligation d’effectuer un stage de citoyenneté sous peine d’une amende de 2 000 €, et d’indemniser SOS Racisme et la Ligue française des droits de l’Homme, parties civiles, à hauteur de 800 € chacune.
Contestant depuis le début de la procédure le caractère raciste de ses propos, Florence Médina avait aussitôt annoncé son intention de faire appel de cette décision.
Elle sera à nouveau jugée ce lundi 5 janvier à la Cour d’Appel de Montpellier.