Un tournant majeur dans les tensions entre les États-Unis et le Venezuela. Ce samedi 3 janvier 2026, après des frappes américaines sur Caracas, les États-Unis ont indiqué avoir capturé et exfiltré le président Nicolas Maduro

Dans la foulée, le ministre vénézuélien de la Défense, le général Vladimir Padrino Lopez, a annoncé « le déploiement massif de tous les moyens terrestres, aériens, navals, fluviaux et balistiques, systèmes d’armes pour la défense intégrale ».

Une escalade sans précédent qui, bien entendu, fait réagir à l’international, notamment les soutiens du pays d’Amérique du Sud.

Russie, Iran, Colombie.. Ils dénoncent l’attaque américaine

La Russie a condamné l’attaque militaire américaine contre le Venezuela, estimant que « l’hostilité idéologique » avait prévalu sur la diplomatie. « Ce matin, les États-Unis ont commis un acte d’agression armée contre le Venezuela. Ceci est profondément inquiétant et condamnable », a dénoncé le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.  

Moscou demande des éclaircissements « immédiats » sur la situation du président vénézuélien, se disant « extrêmement alarmée » par les informations indiquant qu’il a été « emmené de force » hors du pays. « Nous sommes extrêmement alarmés par les informations selon lesquelles le président vénézuélien, Nicolas Maduro, et son épouse auraient été emmenés de force hors du pays à la suite de l’agression aujourd’hui par les États-Unis », a déclaré le ministère des Affaires étrangères russe dans un communiqué, demandant « des éclaircissements immédiats sur cette situation ».

La Colombie demande à l’ONU de se prononcer

L’Iran, qui entretient des liens étroits avec le Venezuela, a condamné « fermement l’attaque militaire américaine ». Le ministère iranien des Affaires étrangères a dénoncé la « violation flagrante de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale du pays », a indiqué la diplomatie iranienne dans un communiqué, fustigeant « l’agression illégale des États-Unis », ennemi de la République islamique.

Le président colombien, Gustavo Petro, a dénoncé samedi une attaque aux « missiles » contre Caracas, après de fortes explosions dans la capitale vénézuélienne, le président Nicolas Maduro invoquant une « agression » des États-Unis. Gustavo Petro a demandé une réunion « immédiate » de l’Organisation des États américains (OEA) et de l’ONU pour se prononcer sur la « légalité internationale » de cette « agression » contre le pays voisin. 

L’Espagne se propose comme médiateur, l’UE appelle à la retenue

Le gouvernement espagnol a, de son côté, proposé de jouer les intermédiaires dans la crise entre le Venezuela et les États-Unis. « L’Espagne appelle à la désescalade et à la modération », a déclaré le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué, se disant « à cet égard (…) disposée à offrir ses bons offices pour parvenir à une solution pacifique et négociée à la crise actuelle ».

La cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, Kaja Kallas, a appelé à la « retenue » et au respect du droit international au Venezuela. Sur le réseau X, Kaja Kallas a précisé avoir eu un échange au téléphone avec le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, auquel elle a rappelé que l’UE contestait la légitimité démocratique de Nicolas Maduro. Mais « en toutes circonstances, les principes du droit international et de la Charte des Nations unies doivent être respectés », a-t-elle écrit. 

L’administration américaine et la France n’ont pas encore commenté ces événements au Venezuela, à l’heure où ces lignes sont écrites. Donald Trump doit tenir une conférence de presse à 11h (17h heure française) dans sa résidence de Mar-a-Lago, en Floride. 

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