L’année 2026 va finalement mettre un peu plus de temps que prévu à démarrer pour Arthur Fils, qui a annoncé son forfait pour l’Open d’Australie, le premier Grand Chelem de la saison, qui débutera le 18 janvier prochain. Touché au dos depuis Roland-Garros, où il avait dû déclarer forfait dès le troisième tour, le Français a annoncé dans une vidéo publiée sur YouTube et intitulée « Renaissance » ne pas être encore à 100 % de sa forme.
« Avec l’équipe on a décidé de ne pas jouer la tournée australienne. Malheureusement, je sais que beaucoup d’entre vous m’attendaient en Australie, mais ça va être un peu court. Il y a beaucoup de progrès, le dos n’a jamais été aussi bien. Je me sens bien, on s’entraîne dur. Je vais juste être un peu court pour l’Australie et je préfère revenir à 100 % plutôt que de revenir trop tôt », a-t-il expliqué à ses fans.
Fils, qui nous avait assurés dans une interview en fin d’année dernière ne pas être inquiet pour la suite de sa carrière, fait donc le choix de la patience, tout en mettant un petit tir à la cellule médicale de la FFT, qui l’aurait encouragé à disputer Roland dans des conditions loin d’être optimales. « Avant Roland, le doc (de la FFT, Vincent Guillard) me dit que c’est une fracture de fatigue et me demande si je veux jouer à Paris. Il me dit que ça ne peut pas s’aggraver et on fait un pacte avec lui : si je dois prendre un antidouleur, je dois arrêter le tournoi », confie le numéro 39 à l’ATP.
Des ambitions intactes
Et son père, Jean, d’ajouter dans cette vidéo que « jouer (à Roland) a été un choix qui a eu des conséquences. Quand on a fait une autre IRM, on a vu que ça s’était aggravé, contrairement à ce qui avait été dit. » C’est finalement avec un kiné allemand que Fils décidera l’été dernier de poursuivre son protocole de soin, loin des conseils du doc de la Fédération française de tennis.
Reste maintenant à savoir quand le Français choisira de lancer sa saison 2026. Cela pourrait possiblement se faire lors du tournoi de Montpellier fin janvier. La seule chose de sûre pour le moment, c’est que le Parisien ne voit pas l’avenir en noir et garde ses ambitions intactes. « J’ai toujours dit que je voulais être n°1 mondial et gagner des titres en Grand Chelem. Maintenant ça a plus de sens. On fait du bon boulot. » Il faut juste se montrer encore un peu patient.