Derrière leurs pots colorés et leur image de douceur matinale,
certaines confitures cachent un visage bien moins sucré qu’il n’y
paraît. En effet, si leur composition semble anodine, les tests
menés par un nutritionniste renommé et une association de
consommateurs révèlent des surprises de taille. Entre confitures
saines, excès de sucre ou
présence de pesticides, que faut-il vraiment mettre sur sa
tartine ?
Le nutritionniste Jean-Michel Cohen et l’association
60 Millions de consommateurs livrent chacun leurs
recommandations. De ce fait, leurs analyses croisées permettent d’y
voir plus clair dans un rayon où les références se multiplient.
Confiture de fraises, d’abricots,
de myrtilles… Quels pots chouchouter et lesquels
éviter ? Réponse avec des marques précises à l’appui.
Les marques recommandées par le nutritionniste Jean-Michel
Cohen
Dans son Guide d »achat pour bien manger 2025,
Jean-Michel Cohen propose une sélection de
confitures qui se distinguent par leur composition plus saine. Il
met en garde contre les produits contenant du sirop de
glucose-fructose, des édulcorants
ou une quantité trop faible de fruits. À ses yeux, quatre marques
tirent leur épingle du jeu, selon Notre Temps
:
- Bonne Maman, avec sa gamme « Intense, confiture
moins sucrée », riche en fruits (64 g pour 100 g) et un Nutri-Score
C. - Lucien Georgelin et sa référence « Myrtille
sans sucre ajouté » : « une réduction de sucre sans édulcorant ou
additifs », se félicite Jean-Michel Cohen. Cette confiture
affiche en plus un Nutri-Score A et est très bien notée par
l’application Yuka (72/100 pour la myrtille, 78/100 pour la
fraise). - Saint-Mamet, pour sa « confiture cœur de
fraise », contenant 68 g de fruits pour 100 g. Nutri-Score C. - Comtes de Provence, avec sa « confiture de
fraises bio », à 65 % de fruits. Nutri-Score D, malgré une belle
recette traditionnelle.
À noter également, Confiturelle se distingue
pour ses confitures de myrtilles, gratifiées d’un score de 79/100
sur Yuka.
Ce que révèle l’enquête de 60 Millions de consommateurs
Le magazine 60 Millions de consommateurs a mené une vaste
enquête sur une quarantaine de pots de confiture vendus en
grande surface. Le constat est sans appel : plus de la moitié
contiennent des traces de pesticides ou de fongicides, parfois même
des substances interdites dans l’Union européenne. Les pots
à l’abricot sont les plus concernés.
Pour rassurer les consommateurs, Blandine
Delbecque, responsable qualité chez Lucullus, citée par
CNews, précise : « Les
doses constatées sont de cinq à dix fois inférieures à la limite
maximale de résidus (LMR) imposée par la réglementation. On est
tout juste au-dessus du seuil de quantification. »
Si vous souhaitez éviter toute trace de molécule toxique,
tournez-vous vers les confitures bio. Selon l’étude, aucune des dix
références bio testées ne présente de pesticides. Deux produits
sont ainsi mis en avant :
- U – Fraise 65 % de fruits, notée pour son bon
rapport qualité-prix (5,75 €/kg) et son absence totale de
pesticides. - Paysans d’ici – Abricot bio 60 % fruits,
recommandée pour les amateurs d’abricots.
Combien de confiture peut-on consommer
au quotidien ?
Même si certaines confitures sont plus vertueuses que d’autres,
elles restent des produits sucrés. Jean-Michel
Cohen recommande de ne pas dépasser 1 à 2 cuillères à
soupe bombées par jour, soit environ 20 à
40 g. Un bon repère à garder en tête, que ce soit
sur du pain ou dans un yaourt.