« L’intérêt national prévaut toujours sur le droit international. Et ce n’est pas propre aux Américains. Si l’intervention est illégale du point de vue du droit international, les États-Unis ne risquent rien hormis des condamnations rhétoriques et probablement des conséquences diplomatiques. S’il s’agissait d’une invasion, ça aurait été différent », a poursuivi M. Struye.

Selon le professeur, le droit international n’est plus respecté, marqué par de plus en plus de violations lors de conflits. « Il ne faut pas se leurrer, on met toujours l’accent sur le droit international en Europe, mais on ne le respecte pas toujours non plus », a-t-il ajouté, en citant l’intervention de l’Otan au Kosovo en 1999, opérée sans mandat explicite de l’Onu.

« Toute une série de pays vont fermement condamner l’opération, à l’instar de la Russie ou de l’Iran, mais sont en mauvaise posture pour dire quoi que ce soit. Malheureusement, la souveraineté étatique est mise à mal et il y aura de plus en plus d’enlèvements ou d’assassinats de leaders politiques. Ces faits ne sont qu’un exemple parmi tant d’autres », a-t-il conclu.