Par

Fabien Massin

Publié le

3 janv. 2026 à 16h46

Habitué des quais de Seine à Rouen (Seine-Maritime), pendant et en dehors des différentes éditions de l’Armada, le navire Le Français va passer quelques semaines dans la capitale normande, pour bien démarrer l’année, à partir du lundi 5 janvier 2026. Avant cela, voici quelques anecdotes au sujet de ce voilier.

Un ravitailleur devenu star de cinéma

Le Français a été construit en 1948, à Svendborg au Danemark, l’un des chantiers navals les plus réputés au monde. À l’origine, c’était un double coque en bois gréé baptisé Kaskelot, ce qui signifie « cachalot » en danois.

Le navire a servi la Greenland trading company, comme ravitailleur au Groenland puis comme bateau de soutien de pêche aux îles Féroé, avant d’être racheté en 1983 par le milliardaire britannique Robin Davies.

À partir de là, le bateau a été utilisé dans plus d’une dizaine de tournages de films. Au passage, son nouveau propriétaire en a fait un trois-mâts et l’a intégré à la Square Sail Company aux côtés du Earl of Pembroke, présent lui-aussi lors de l’Armada 2003.

On a vu le gréement du Français dans les films The Last Place on Earth (1985), Revolution (1985), Return to Treasure Island (1986), Senza indizio (1988), Les Naufragés de l’île aux pirates (1990), Les Trois Mousquetaires (1993), etc. En 2005, il a participé au 200e anniversaire de la bataille de Trafalgar à Portsmouth.

Une référence à l’ancien Français

En 2018, le bateau passe sous pavillon français. Racheté par le navigateur Bob Escoffier, il est rebaptisé Le Français, en hommage à l’ancien trois-mâts goélette du même nom, conçu en 1903 pour mener la célèbre première expédition de Jean-Baptiste Charcot en Antarctique.

Le port d’attache actuel du Français est Saint-Malo, là-même où son prédécesseur a été construit au début du siècle dernier. Aujourd’hui, le voilier géré par Marine Événements est utilisé pour des croisières, de l’événementiel, la formation de marins, etc.

Un sacré chantier

Avant de présenter son visage actuel, le navire a été complètement restauré, au cours d’un chantier de 12 mois effectué au Royaume-Uni. 55 000 heures de travail au total. Le site du Français précise : « Tous les corps de métier sont intervenus à bord – architecte naval, charpentier de marine, ébéniste, gréeur, mateloteur, maître voilier, mécanicien, soudeur, hydraulicien, électronicien… – avec comme objectif d’appliquer les standards de construction les plus élevés, bureaux internationaux de certification à l’appui. »

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Un habitué des grands événements maritimes

Le Français aime la fête et être visité. C’est un habitué de l’Armada de Rouen, mais aussi des Fêtes maritimes de Brest, et on l’a également vu aux Grandes Voiles au Havre en 2025, à Fécamp Grand’Escale 2022 ou encore à Lorient Océans.

Caractéristiques

  • Pavillon : Français
  • Port d’attache : Saint-Malo.
  • Longueur : 47 m.
  • Longueur de coque : 37 m.
  • Maître-bau : 8,50 m.
  • Tirant d’eau : 3,60 m
  • Équipage : 14 personnes.
  • Voilure : 882 m² (17 voiles).

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