Malgré une petite baisse de régime en deuxième période, le Stade français s’est tout de même imposé (33-15) face au CO. Plus réalistes que les Castrais, qui ont parfois eu du mal à concrétiser leurs temps forts, les hommes de Paul Gustard s’offrent le bonus et grappillent de précieux points pour la course au top 6.
Sous le soleil froid de ce début de mois de janvier, le Stade Français lançait sa nouvelle année comme on coche une bonne résolution. Les Parisiens s’imposaient avec sérieux et efficacité cet après-midi et validaient une victoire précieuse face à Castres, assortie d’un bonus offensif arraché au bout du suspense, comme pour rappeler que 2026 commençait sur des bases solides.
Dès l’entame, les Parisiens imposaient leur tempo. Le pack avançait, la discipline était globalement au rendez-vous et les intentions se faisaient claires : il fallait repartir de l’avant après la courte défaite à Bayonne. Dans une atmosphère hivernale mais animée, le Stade Français prenait rapidement l’ascendant. Le ballon porté faisait des dégâts et Halaifonua profitait d’une touche à cinq mètres pour ouvrir le score. Carbonel, très en vue cette saison, bonifiait puis continuait son récital en inscrivant lui-même un deuxième essai après un beau mouvement collectif. À la pause, Paris menait 14-0 et semblait avoir pris la mesure de son adversaire.
La révolte du CO
Pourtant, à l’image des lendemains de fêtes parfois trompeurs, la seconde période s’annonçait moins linéaire. Castres revenait avec de meilleures intentions et tentait de bousculer les certitudes parisiennes. Les Tarnais manquaient encore de précision, se heurtaient à une défense appliquée, mais restaient dans le match. Paris, de son côté, continuait d’appuyer là où cela faisait mal. Le travail des avants finissait par payer et Kerr-Barlow concluait une longue séquence près de la ligne, redonnant de l’air aux siens (19-3).
Une fin de match plein de suspens
Lorsque Peyresblanques inscrivait un nouvel essai à l’approche du dernier quart d’heure, le Stade Français semblait avoir fait le plus dur avec ce point du bonus offensif provisoire. Mais Castres refusait de lâcher. L’accélération fulgurante de Botitu, puis l’essai d’Ardron en fin de rencontre, faisaient planer le doute et faisaient trembler Jean-Bouin. Le bonus offensif semblait alors s’échapper, comme une résolution menacée par un dernier écart (26-15).
C’était sans compter sur ce sursaut final, symbole de l’état d’esprit parisien. À la 79e minute, Macalou jouait vite une pénalité, Motassi lançait l’action et Barré venait aplatir l’essai libérateur. Carbonel transformait et scellait une victoire bonifiée, saluée comme un signe fort pour débuter l’année.
Invaincu à domicile, le Stade Français confirmait ainsi que ses bonnes résolutions n’étaient pas de simples promesses de nouvel an. Paris avançait, avec caractère et ambitions, prêt à faire de 2026 une année à la hauteur de ses attentes.