Peu avant midi, Diane, douze ans, a fait son entrée au Cercle des nageurs emmitouflée dans sa doudoune. La jeune collégienne, encouragée par son père, ne voulait pas louper le rendez-vous. Sur le ponton de l’institution marseillaise, ils sont déjà une cinquantaine en maillot prêts à braver les eaux glacées de janvier. « Le secret, c’est de se préparer un peu avant avec des douches froides. Ça fait du bien et ça porte bonheur », glisse Diane en se débarrassant de son maillot du Barça. Pour trouver les origines de la tradition, de ce premier bain de l’année, il faut remonter le temps. Nous sommes alors en 1934, les membres du cercle interrompent un match de water-polo, alors disputer en pleine mer, pour secourir un naufragé qui se débat dans une mer déchaînée.

Ce premier samedi de l’année, comme le veut la tradition, une soixantaine de membres du Cercle des nageurs se sont jetés à l’eau.Ce premier samedi de l’année, comme le veut la tradition, une soixantaine de membres du Cercle des nageurs se sont jetés à l’eau. / Photo David Rossi

Malheureusement, une fois sur le rivage, ces derniers ne peuvent que constater son décès. « Le Cercle, créé en 1921, dépendait alors du ministère de la Guerre car c’étaient des officiers qui prenaient en charge la sécurité, souligne Paul Leccia, président des lieux depuis 36 ans. Et s’il est passé, ensuite, sous tutelle du ministère de la Jeunesse et des Sports, la tradition est restée ».

Diane, 12 ans, n’a pas hésité à sauter dans les eaux glacées de janvier.Diane, 12 ans, n’a pas hésité à sauter dans les eaux glacées de janvier. / Photo David Rossi

Tout comme la devise. Qu’importe la saison ou…