Nouveau record pour la foire aux santons de Marseille, avec plus 450 000 visiteurs, soit 50 000 de plus que l’an dernier. 30% d’entre eux « sont des touristes » estime Michel Bouvier, président de l’union des fabricants des santons de Provence, qui note le succès de la « Sainte famille » cette année.

« C’est une bonne foire ! » résume sobrement Michel Bouvier, président de l’union des fabricants des santons de Provence. L’association organise la foire aux santons de Marseille, qui a lieu sur le quai du Vieux Port pour la 8ème année consécutive. Plus de 450 000 visiteurs, soit environ 50 000 de plus que lors de l’édition précédente, qui avait déjà marqué un record.

Une affluence qui aurait pu être encore plus importante, sans le mauvais temps qui a marqué le mois de décembre en Provence. « Il y a eu pas mal de vent, il faisait froid, on a eu de la pluie. Mais bon, on s’est maintenu à un niveau quasiment équivalent à celui de l’an passé ! » observe Michel Bouvier, au milieu de ses santons.

Jésus, Marie, Joseph : « L’impression que des tas de gens refont la crèche »

Une fréquentation très encourageante, qui s’explique par le regain d’intérêt pour la crèche, selon le santonnier. Depuis le Covid, la fréquentation se stabilise, n’est pas en dents de scie, ce qui confirme que le renouveau pour le santon est en marche, selon lui. « Cette année, j’ai remarqué que l’on vendait beaucoup de -Sainte famille-, comme s’il y avait une espèce de retour un peu aux traditions religieuses. Jésus, Marie, Joseph. Sans oublier l’âne et le bœuf, très important car c’est le chauffage ! »  plaisante Michel bouvier, qui a « l’impression que des tas de gens refont la crèche ».

Ou la découvrent avec les santons de Provence : Anglais, Italiens, Espagnols, et même des touristes Américains dont partie des clients cette année. 30% des visiteurs qui ont fréquenté les 21 chalets des santonniers à Marseille étaient des touristes.

L’IGP Santons de Provence pour 2026 ? illustration agrandir l'image Daniel Coulomb, santonier à Aubagne depuis 1986 et exposant de la foire aux santons de Marseille © Radio France – Maryline Ottmann

Les démarches pour avoir une Indication géographique protégée (IGP) « Santons de Provence » vont être lancées au printemps auprès de l’INPI – Institut National de la Propriété Industrielle- pour valoriser le savoir faire des santonniers de Provence, d’après le président de l’union des fabricants des santons de Provence. Un cahier des charges devra être respecté pour bénéficier de cette appellation.

Quelques chalets plus loin, Daniel Coulomb, santonnier à Aubagne depuis 1986  se réjouit de cette idée qu’il espère être sur les rails pour la saison prochaine. « Le santon que vous achèterez, il y aura une petite estampille IGP -Santon de Provence-. On a besoin de ça parce que le nom -Santon de Provence- pour l’instant est libre , c’est à dire que n’importe qui peut faire n’importe quoi » rappelle le santonnier. « Il peut être fabriqué à l’étranger, en Chine. Il peut être en plastique ».

L’IGP est censée certifier le savoir-faire et la provenance du santon, fabriqué dans l’un de ces départements :  Bouches-du-Rhône, Var, Vaucluse, Gard, Alpes-Maritimes, Ardèche, Alpes-de-Haute-Provence, Hautes-Alpes ou bien dans la Drôme.