Monaco – Lyon : 1-3
La page 2025 a beau avoir été, les dynamiques qu’elle a initiées à son épilogue n’ont pas changé pour Monaco et Lyon en inauguration de la nouvelle année. La victoire samedi des Rhodaniens sur la pelouse monégasque ne fait que renforcer les impressions que chacune des deux équipes laissait entrevoir avant la trêve hivernale en championnat.
Solide et en confiance à défaut d’être brillant, Lyon a fait le travail pour rester bien accroché au wagon de tête, que l’équipe de la Principauté, en plein marasme, ne voit désormais plus que de très loin. En attendant la qualification de l’attaquant brésilien Endrick et peut-être quelques autres renforts venus du mercato et de l’infirmerie, Lyon a bouclé la phase aller avec un bilan très présentable, alors qu’il traversait cet été une tempête financière qui sonna la fin de l’ère John Textor.
À Monaco en revanche, le tableau est sombre et l’on ne voit pas bien d’où pourrait venir la lumière, alors que les blessures continuent de s’accumuler. Avec six défaites (et une inattendue victoire face au PSG…) lors des sept dernières journées, c’est peu dire que le bilan de Sébastien Pocognoli est insuffisant. Les places européennes sont loin, le podium encore plus, et l’avenir du technicien belge est incertain, forcément.
Hradecky et Mawissa s’ajoutent à l’infirmerie monégasque
Mais il est vrai qu’il n’est pas aidé. Car samedi encore, le début de match a surtout été marqué par la poursuite de l’hécatombe qui touche son équipe depuis le début de saison. Déjà privé, entre autres, de Paul Pogba, Vanderson, Ansu Fati ou Takumi Minamino, l’ASM a ainsi perdu dès la dixième minute son gardien Lukas Hradecky, touché à un genou sur une sortie aérienne, puis le défenseur Christian Mawissa à la demi-heure de jeu.
En face, Lyon évoluait sans véritable attaquant de pointe et c’est l’ailier Afonso Moreira qui a obtenu la meilleure occasion du début de match avec une frappe cadrée au bout d’un joli mouvement collectif (29e). Quelques minutes plus tard, l’OL est passé devant grâce à Pavel Sulc, buteur au deuxième poteau sur un corner bien frappé par Corentin Tolisso et habilement dévié par Nicolás Tagliafico (0-1, 38e).
Après le but du Tchèque, l’OL a semblé contrôler tranquillement la partie, mais Monaco est revenu grâce à un but surprenant de Mamadou Coulibaly (1-1, 45e+ 4), qui a profité à la fois du duel sans vainqueur entre Clinton Mata et Folarin Balogun et de la sortie sans conviction de Dominik Greif, pour glisser le ballon dans les filets.
Monaco ne s’en sortait donc pas si mal, mais la deuxième période a été à peu près exclusivement lyonnaise, même si les locaux ont marqué un but par Balogun, refusé pour une faute légère sur Tolisso. Sulc ne s’est pas fait prier pour doubler la mise avec son huitième but de la saison, déjà, inscrit d’une jolie frappe avec la bénédiction d’une défense monégasque passive (1-2, 57e).
À vingt minutes du terme, le buteur Coulibaly était exclu pour une faute horrible sur Tagliafico et, moins de dix minutes plus tard, Abner Vinicius confirmait le logique succès lyonnais après un nouveau mouvement collectif abouti (1-3, 79e). Pour l’OL, 2026 commence bien. Pour Monaco, c’est déjà l’urgence.
Mi-temps : 1-1.
Buts : pour Monaco, Coulibaly (45e + 4) ; pour Lyon, Sulc (38e, 57e), Abner Vinicius (79e).
Avertissements : à Monaco, Kehrer (7e), Balogun (79e) ; à Lyon, Mata (35e), Tolisso (70e), Kluivert (70e).
Expulsion : à Monaco, Coulibaly (70e).