Une colonie de marsupiaux a pris ses quartiers pendant plus de soixante-dix ans dans le parc naturel du Peak District, non loin de Manchester. Une journaliste du site local “Sheffield Tribune” a remonté leur trace, de l’arrivée rocambolesque des premiers individus dans la région à la mort du dernier en 2009. À moins que…
Cet article est issu de Courrier Week-end. Chaque samedi matin, retrouvez des récits de la presse étrangère qui vous emmènent ailleurs et faites une pause dans l’actualité.
Je croise par hasard Si Homfray dans un champ des environs de Hathersage où se tient un événement consacré au camping. Si vous avez déjà visité Outside, l’emblématique boutique d’escalade située dans ce magnifique village du Derbyshire, alors vous avez vu le travail de cet artiste originaire de Sheffield. Homfray a passé la majeure partie de sa vie dans le parc national du Peak District, et l’amour qu’il éprouve pour la région — ses villages pittoresques, ses paysages accidentés et sa faune abondante — se ressent dans son art.
Alors que je m’attarde à son stand, une impression d’art des Roaches, une imposante série d’escarpements de grès située à l’extrémité ouest du parc, attire mon attention. On y voit une grimpeuse au beau milieu d’une voie et, au pied de la falaise, quelque chose de petit et de brun.
“C’est un wallaby ?” je lui demande. Homfrey hoche la tête. “Quand j’étais jeune, on partait directement de l’école pour aller grimper dans la partie supérieure des Roaches, raconte-t-il en souriant. Quand on arrivait au sommet, il arrivait assez souvent qu’on voie quatre ou cinq wallabies en haut dans les landes. Ce devait être au début des années 1980.”
Il n’est pas seul à avoir eu cette expérience. Au fil des ans, de nombreux randonneurs et grimpeurs affirment avoir été surpr
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Source de l’article
The Tribune (Sheffield)
“The Tribune ne court pas après les clics et ne noie pas l’actu dans la pub.” Dans un contexte de baisse inexorable de la diffusion et des revenus publicitaires de la presse régionale, ce site d’information détonne et cherche à “revitaliser” l’information locale. L’équipe de quatre journalistes publie des enquêtes et des reportages au compte-gouttes : priorité à la qualité plutôt qu’à la quantité. Le modèle repose sur l’envoi de lettres d’information gratuites (20 000 lecteurs en 2024) et sur la contribution de ses abonnés payants, au nombre de 2 000. La plateforme Substack, qui hébergeait les articles au lancement du média, a également mis la main à la poche.
Le site appartient au groupe indépendant Mill Media, fondé par un jeune journaliste trentenaire, Joshi Herrmann, à Manchester en 2020. Après l’ouverture de la lettre d’information The Mill dans sa ville pendant le confinement, Herrmann a essaimé à Liverpool (The Post), Birmingham (The Dispatch), Sheffield (The Tribune, donc), Glasgow (The Bell) et Londres (The Londoner).
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