L’existence peut parfois suivre la trajectoire d’un ballon de rugby. Avec des rebonds imprévisibles. Ne dit-on pas, d’ailleurs, que cette discipline est une école de la vie ? Avec les éternelles valeurs de l’ovalie, expression large, sans doute trop, où l’on met ce que l’on veut. Alors, comme partout, il y a des hauts, des bas, comme les coups qui peuvent l’être, aussi. Des rencontres, bonnes ou mauvaises. Tout ce qui fait un itinéraire.

Celui de Grégoire Pintiaux dans ce sport n’est pas forcément celui d’un enfant gâté. Né à Lille, où l’on pousse plus le ballon rond que les mêlées, le nouveau manager du Stade Poitevin Rugby y a fait ses premières armes. « J’ai commencé à quatre ans, la balle était plus grande que ma tête. Mon père m’entraînait au sein d’un petit club. » Le virus est inoculé. Il rejoint très vite le Lille Métropole Rugby « des équipes jeunes jusqu’en Fédérale 1 », se souvient l’ancien talonneur.

« J’ai l’habitude de bosser fort et dur »

Survient alors le premier rebond, pas vraiment dans le sens de la course. « Je me suis blessé aux cervicales. Cela m’a éloigné des terrains quasiment définitivement, en tout cas du projet de Lille. J’ai manqué de soutien à ce moment-là. On a cessé notre relation alors que cela faisait plus de vingt ans que j’étais là-bas. Cela a été une première épreuve. »

Pas de quoi, cependant, éteindre sa passion. « La blessure ne me permettait pas de rejouer avec des mêlées à gros impacts. Je suis alors parti à Saint-Sébastien-Basse-Goulaine, en Fédérale 3, pour une saison en tant que joueur. Cela n’allait pas trop au niveau santé, j’ai alors basculé très vite vers l’entraînement en prenant la main sur le staff. J’y suis resté deux ans. Mais je n’ai pas été au terme de mon engagement. »

Il faut dire qu’une belle opportunité s’offre au jeune technicien au cours de la deuxième saison. « J’ai foncé dans mon parcours de formation. Lorsque je passais mon diplôme, j’ai eu l’occasion de faire un stage en janvier à Montauban, alors en Pro D2. Cela a tout de suite matché avec le manager, Xavier Péméja. J’ai passé une semaine formidable. Et, dès le deuxième jour, on me propose un contrat d’analyste vidéo. » Difficile de refuser. By-bye la Loire-Atlantique et le dernier niveau fédéral. Bonjour le Tarn-et-Garonne et l’antichambre du Top 14. « Cela me faisait entrer dans le monde professionnel. J’ai aussi pu diriger les Crabos et le centre de pré-entraînement des jeunes avant d’entrer progressivement dans le staff de l’équipe fanion. Je suis resté quatre ans, de 2014 à 2018….

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