Les autorités indiennes ont récupéré ces pierres précieuses en juillet 2025, pour un montant resté secret, après avoir fait annuler leur vente aux enchères par la maison Sotheby’s.
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France Télévisions – Rédaction Culture
Publié le 03/01/2026 12:37
Temps de lecture : 2min

Le ministre de la culture et du tourisme indien, Gajendra Singh Shekhawat, effectue un rituel pour la réception des reliques sacrées de Bouddha rapatriées à New Delhi, le 30 juillet 2025. (INDIAN PRESS INFORMATION BUREAU / AFP)
Les joyaux de Piprâwâ, des bijoux sacrés liés à Bouddha, ont été exposés samedi 3 janvier à New Delhi « pour la première fois » depuis leur découverte, a annoncé le ministère indien de la Culture. « Cet événement historique marque la réunification des reliques précieuses de Piprâwâ du Seigneur Bouddha, rapatriées après 127 ans », a-t-il déclaré dans un communiqué.
Ces quelque 300 pierres précieuses et ornements, datant d’environ 200 ans avant J.C, auraient été enterrés avec les reliques de Bouddha dans un stupa [monument reliquaire] du nord de l’Inde. Ils ont été exposés avec d’autres reliques « pour la première fois » depuis leur découverte en 1898 par l’archéologue britannique William Claxton Peppé, à Piprâwâ, dans l’Uttar Pradesh (nord).
Le Premier ministre indien, Narendra Modi, qui a inauguré l’exposition dans la capitale, a déclaré que c’était « un jour très spécial pour ceux qui sont passionnés par l’histoire, la culture et les idéaux » de Bouddha. L’Inde a récupéré ces pierres précieuses en juillet, après avoir fait annuler leur vente aux enchères, initialement prévue le 7 mai 2025, par la maison Sotheby’s à Hong Kong, avec une mise à prix dépassant 1,2 million de dollars [plus d’un million d’euros]. Des experts estiment qu’elles auraient pu être vendues dix fois plus cher.
Cette affaire avait provoqué une polémique entre l’Inde et le Royaume-Uni. Dans un article pour Sotheby’s, un héritier de William Claxton Peppé a soutenu que son ancêtre avait fait don de ses trouvailles au gouvernement indien et qu’il n’en avait conservé qu’une « petite partie », transmise ensuite à sa famille. New Delhi avait exigé des excuses, et la révélation totale des documents sur leur origine.
Les pierres précieuses ont été rachetées par un conglomérat indien, Godrej Industries Group, en partenariat avec le gouvernement indien. Le montant de la transaction n’a pas été divulgué.