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Puni par les Parisiens lors de la première demi-heure, le CO a tenté de réagir, mais n’a pas été assez précis pour concrétiser ses occasions ce samedi 3 janvier (15-33).

Paris est maudit. À tel point que pour le CO, on pourrait changer l’expression du signe indien en signe parisien. Voilà 25 ans que les Tarnais n’ont plus remporté une rencontre sur la pelouse du Stade Français, et ils devront patienter au moins jusqu’à la saison prochaine pour espérer y parvenir, à moins que les deux clubs ne se retrouvent en phases finales. Mais on est encore loin du printemps, le froid et les quelques saupoudrages de neige à différents endroits de la capitale étaient là pour le rappeler ce samedi 4 janvier.

Le CO a manqué de précision et de réalisme à Paris.

Le CO a manqué de précision et de réalisme à Paris.
AFP – BLANCA CRUZ

À savoir si c’est cet air bien frais qui a paralysé les « bleu et blanc » à Jean-Bouin. Cette équipe tarnaise n’a pas assez montré de choses pour espérer rivaliser avec le 4e du championnat. Et l’embellie olympienne du début de seconde période n’aura pas été suffisante pour causer du tort au Stade Français. Lors de la seconde période, Castres a certes affiché de belles intentions, travaillé son adversaire en tenant le ballon, et accéléré au bon moment, notamment durant les 20 premières minutes. À l’image de la passe dans le dos, et le bon tempo, de Pierre Popelin sur l’essai de Vilimoni Botitu, le centre devant tout de même signer une course de 40 mètres pour ne pas être repris (8-19, 60).

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Le problème, c’est que tous les efforts fournis n’étaient que trop peu récompensés. Les Castrais sont rentrés à trois reprises dans l’en-but sans marquer. Soit parce que l’essai a été refusé à Vilimoni Botitu, à juste titre, pour un en-avant dans l’ultime transmission (38), soit car les Parisiens ont retourné Loïs Guérois (54), puis Paul Jedrasiak après la ligne (75).

Paris sans trop d’efforts

Les « bleu et blanc » avaient les arguments pour mieux faire c’est certain, mais leur manque de réalisme criant ne pouvait générer autre issue que cette défaite. Trop de fois, les hommes de Xavier Sadourny ont égaré des munitions dans les 22 mètres des Soldats Roses, sur des touches (24, 40+ 1), des ballons portés (72), ou ont manqué la cible sur pénalité, dont l’une était pourtant dans les cordes de Jérémy Fernandez (27).

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Castres a mis trop de temps à ouvrir le score (3-14, 41), tout en laissant les Stadistes le prendre trop facilement. Particulièrement pénalisé – 15 coups de sifflet à son encontre, et 17 pour son opposant tout de même – dans une première demi-heure jouée à l’envers, le CO s’est fait punir par Paris dès la première période sur des essais de Tanginoa Halaifonua (0-7, 10) et Louis Carbonel (0-14, 19). Et tout cela sans que les Parisiens, toutefois dominateurs dans les collisions, ne fassent grand-chose du ballon.

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Elle est aussi là l’ironie du sort de ce revers. Le Stade Français, pas brillant mais plus précis, n’aura pas envoyé du jeu pour faire mal à ses visiteurs, parfois passifs défensivement comme sur la dernière réalisation parisienne (15-35, 78), laissant ainsi un bonus offensif à un concurrent direct. Passivité qui s’est aussi entrevue lors des percées de Vuate Karawalevu, avec des soutiens qui tardaient à venir. Un manque de précision, de justesse, d’opportunisme. En soi trop de carences pour mettre fin à une malédiction d’un quart de siècle.